Pétittion

samedi 12 janvier 2019

Fatigues


 Suite à un « article » de Pierre Mathon, cette semaine,  sur son blog Bagnolet en vert, je m’accorde un droit de réponse, en mon nom et au nom de la Bergerie. L’ « article » en question n´étant en fait, qu’un commentaire diffamatoire accompagné de l’article paru dans le Parisien le vendredi 4 Janvier au sujet de la Bergerie.
Avis aux amateurs de polémiques locales et « fratricides », mais aussi, de clarifications.
J’en profite pour demander, notamment, aux bagnoletais-es, de porter une attention particulière aux prochains articles que nous posterons au sujet de la Bergerie et de les relayer. Nous y reviendrons sur l’article du Parisien, forcément réducteur, et sur le contenu du vote à l’unanimité du conseil municipal du 12 décembre au sujet de la Bergerie. Merci.

Voilà en guise d’accroche, les quelques lignes misérables de l’article du blog Bagnolet en vert. Suivent ma réponse, puis l’article du Parisien.
La bergerie des Malassis, c’est fini : c’est dans Le Parisien …
Ainsi Eiffage a eu la peau de la Bergerie des Malassis avec les complicités successives des maires en place. Le berger déménagera donc dans l’emplacement prévu de longue date par Eiffage et Everbecq.
Que dire de l’action du berger : d’un côté il parle de lutter, il dénonce, il appelle au secours … (à juste titre) et de l’autre il négocie seul, petit bras et en secret, avec les autorités. Nous ne dirons rien du prix … à payer par les contribuables ; ni de l’avenir de ce montage brinquebalant.
Adieu la flamboyance du projet alternatif qui avait séduit des personnes prêtes à apporter leur concours. Le soutien, ça se mérite !
Voilà ma réponse :

Voilà la réponse à Monsieur Mathon :


Monsieur Mathon, de Bagnolet en vert,

Suite à la lecture de votre dernier article au sujet de la Bergerie, j’ai eu d’abord la nausée. Heureusement, depuis plus de dix ans que je fais vivre, avec d’autres, l’association Sors de Terre, j’ai déjà eu l’occasion à de nombreuses reprises, d’éprouver cette sensation organique désagréable, qui démontre, la relation directe entre les pensées toxiques et les maux du corps.

J’ai d’abord pensé ne pas vous répondre, me disant que vos propos ne méritaient pas d’être relevés. Finalement, je vais le faire, car à travers vos mensonges, vos raccourcis partisans et votre démagogie, vous contribuez à répandre, ce contre quoi vous prétendez outrageusement lutter : une forme de pensée et de communication qui visent à être une pensée dominante, écrasante.
Je vous réponds aussi, car ce n’est pas simplement moi que vous insultez et que vous calomniez, par votre suffisance et votre rage à peine retenue, c’est la Bergerie, son histoire et toutes les personnes qui l’aiment, la considèrent et la soutiennent réellement. Vous vous êtes trompé d’ennemi(s), quel manque de discernement par les temps qui courent ; ou bien faisons nous les frais, de petites guéguerres partisannes, qui ne nous intéressent pas, et qui nuisent à l’intérêt général. Je vais néanmoins m’appliquer à vous répondre.

Je ne sais pas comment vous qualifieriez votre blog Monsieur Mathon ? Sachez que j’ai à plusieurs reprises vanté son mérite perturbateur et agitateur dans la vie bagnoletaise. Quelles exigences vous appliquez vous quand vous rédigez un « article ». Ce n’est en tout cas pas œuvre journalistique que vous faite. Du militantisme ? J’attends personnellement autre chose d’un militant écologiste, que de chercher à discréditer une association qui sensibilise, de façon inédite, et depuis de nombreuses années les citadins à la qualité de leur environnement, de leur ville et de leur imaginaire. De la Politique ? Oui à coup sûr, pourquoi pas, comme beaucoup d’autres. De la politique politicienne, à l’ancienne, de celle qui tire la couverture vers soit, et qui laisse les autres en proies aux morsures du froid … ceux avec qui on partageait la couverture. De celle qui n’hésite pas à diviser pour mieux régner.

Monsieur Mathon, je n’ai, nous n’avons, jamais « appeler au secours » ; ce n’est pas le genre de la maison. Nous avons invité ceux qui le souhaitaient, les citoyens en premier lieu, ceux qui connaissent la Bergerie, le quartier, à réfléchir ensemble à une belle vie aux Malassis. Nous savions qu’il y aurait du monde au rendez-vous. Nous savions qu’il y aurait une pollution politique, légitime par ailleurs, de notre mobilisation spontanée et amateure. Nous l’avons fait suite à la destruction par les bulldozers des prés jumeaux et de cinq beaux arbres. Nous avons réussis à virer les Bulldozers ; vous n’étiez pas là, votre soutien n’est pas indispensable. C’est suite à cet évènement tragique que nous avons lancé notre dernière pétition.
Je vous rappelle deux choses : les activités de l’association et de la Bergerie ont toujours irradié le quartier, nous ne sommes pas restés dans notre pré carré … Et la porte de la Bergerie a toujours été ouverte à tous, et tous sont venus, la journée, le soir, évènement, réunion ou pas. Vous êtes venu, aux deux premières réunions publiques que nous avons organisées, puis plus rien. Vous êtes venus avec vos propres objectifs. Ne me parlez pas de « soutien », vos premiers mots ont été de dire que c’était trop tard pour se battre ; quel encouragement, pour quelqu’un qui vient nous dire aujourd’hui que nous ne nous sommes pas assez battus. Le soutien nous vient des habitants qui nous encouragent chaque jour, qui sont témoins de nos activités, et, conscient de nos difficultés.

En parlant de moi, vous dites, « il négocie seul, petit bras et en secret, avec les autorités » … Je n’ai pas négocié seul, comme vous le dîtes, d’autres membres de l’association, habitants du quartier, ont participé à des réunions avec la ville. Et de quel secret parlez-vous, Monsieur ? Quel est ce poison que vous venez distiller pour votre seul intérêt. N’est-ce pas vous, plutôt qui écrivez en secret devant votre écran dans une solitude vengeresse ? Sachez que j’ai discuté en toute transparence avec les habitants qui venaient s’enquérir nombreux et quotidiennement du sort de la Bergerie. Quand, nous sommes nous parlés la dernière fois ? Quand êtes-vous venu vous enquérir de l’évolution de la situation ? Pourquoi n’êtes pas vous venu prendre des nouvelles pour écrire votre article ? La sélection opérée par le parisien ou la subjectivité des communiqués de la mairie vous suffisent apparemment, pour rendre votre petite justice. Vous n’êtes ni ami de la Bergerie, ni rigoureux dans vos quelques lignes compulsives. Je prends ici le temps d’être précis.

J’ai dit au Maire, et à d’autres responsables de la ville, les mêmes choses, que je disais aux habitants. Nous ne sommes pas des professionnels de la négociation, ni de la politique ; heureusement. Nous sommes connectés à d’autres principes. La base des discussions était le texte de la pétition « Pour une belle vie aux Malassis ». Relisez-la.

A la dernière réunion à la bergerie où vous étiez présent, comme d’autres, il avait été dit que nous ne quitterions pas notre terrain historique, tant que la ville n’aurait pas répondu favorablement aux trois points exigés dans la pétition. Début Septembre, je demandais aux maire, devant la surdité des services, si la ville était prête à nous déloger, CRS à l’appui, car on ne bougerait pas tant que nous n’aurions pas obtenu satisfaction, pour la Bergerie, son fonctionnement, et pour la sauvegarde d’un grand espace vert public en lieu et place des prés jumeaux, à l’image de feux les grands espaces verts publics en pieds d’immeubles des Malassis. La ville s’est engagée à laisser l’association fabriquer un parc en pied d’immeuble avec les habitants du quartier, aménagement intégralement végétal supplantant le projet pauvre prévu par l’ANRU. Nous avons aussi proposé beaucoup de choses et expliquer en long et en large notre vision du quartier. Nous avons fini par obtenir « gain de cause » pour le terrain des ex prés jumeaux ; nous attendons à ce que la ville s’y engage de façon définitive et officielle ; ça s’est écrit dans le Parisien. Tout cela nous en avons parlé avec les habitants.

Vous ne nous ferez pas passer pour des imposteurs. La Bergerie ne vous appartient pas et nous ne vous devons rien. Ce n’est pas vous qui pouvez dire si « La Bergerie c’est fini … ».
Nous avons fait ce que nous avons pu, en restant en contact permanent avec une large partie de la population du quartier. Vous usurper comme tant d’autres, encore une fois, le terme d’alternatif qui fait maintenant parti du jargon politicien; vous ne connaissez pas la Bergerie, ce qui s’y passe, ça vous échappe, je le sais. Nous sommes une clique de cas sociaux, joyeux et sombres lurons en quête de liberté qui se rassemblent et se réchauffent autour d’un feu. Le berger, comme vous dites, car je ne me dit jamais berger, c’est un mec de banlieue, qui l’aime passionnément, la Banlieue, et ses habitants. Un mec, père, qui trime depuis des années, se mettant en danger financièrement, physiquement et psychologiquement, pour faire vivre un très bon délire, pour faire vivre et pour nourrir ses chères chèvres et ses chères brebis, tous les jours depuis sept ans et demi, dans un contexte qui devient toujours plus difficile. Et en plus, il faut se coltiner la mauvaise foi et l’agressivité, dont vous êtes capable et dont d’autres à qui nous avons aussi à faire sont aussi capables ; d’autres à qui vous ressemblez finalement. Je vous accorde le mérite de le faire de façon un peu plus frontale.

Notre lutte n’est pas terminée. Vous mettre les points sur les i, ça en fait aussi parti, si vous pouvez comprendre. Si ça vous intéresse, renseignez-vous. Mais je ne crois pas que vous le ferez, vous préférerez rester dans vos certitudes à notre sujet, ou dans votre manie de l’instrumentalisation. Quel dommage d’avoir à vous dire des choses désagréables, je suis assez d’accord avec votre idéologie, mais réfractaire à votre tempérament et à votre manque de discernement. Chacun voit midi à sa porte, me direz-vous.  

J’aurai voulu, plus que quiconque, pouvoir sauver La Bergerie. C’est la mort dans l’âme que j’essaie de m’y résoudre. Je n’y suis pas d’ailleurs encore véritablement parvenu, autant parce qu’il reste des points en suspens avec la ville, que parce que je sais la valeur de ce lieu et de ses activités, et encore et surtout parce que tant de gens y sont attachés. Seul l’avenir nous dira ce qu’il adviendra. Ne venez donc pas nous maltraiter à des fins politiciennes et personnelles. Nous avons pris nos responsabilités comme nous le pouvions, j’ai envie de dire, mais aussi au regard de nos valeurs dans une époque trouble où nous voulons continuer à jouer un rôle social, écologique et créatif. Ne venez pas salir notre histoire, avec des insinuations et des fausses vérités. Nous sommes victimes de ce qui se passe, mais nous sommes, et nous veillerons à rester toujours garant aux Malassis, comme depuis le début de l’association, et avec d’autres, d’un esprit de liberté, d’une pensée qui ne méprise pas l’autre et d’un désir de création. Si vous pensez que l’argent que la ville va débloquer pour l’installation et la construction est un appât pour nous, vous prenez vos désirs d’hégémonie intellectuelle et moral pour une réalité et vous n’avez rien compris, rien du tout Monsieur Mathon.

Je vous ai demandé un droit de réponse sur votre blog à travers un commentaire en cours de modération. Nous verrons si vous m’offrirez cette tribune, à travers ce texte, déjà bien long. J’aurais pu préciser d’autres choses. Elles le sont ou le seront de toute façon, nous allons continuer à faire parler de nous, vous verrez. Vous me direz si c’est assez alternatif ou pas pour vous.

Gilles Amar / Bergerie des Malassis
L'article du parisien reproduit sur le blog Bagnolet en vert :

Lu dans Leparisien.fr du 3 janvier 2019 :
« Bagnolet : la bergerie remplacera un vieux parking
Hélène Haus
.
La mairie et l’association Sors de Terre se sont mises d’accord sur le lieu de déménagement de la bergerie des Malassis. Mais le berger Gilles Amar s’inquiète notamment du calendrier du projet.
« Et voilà, c’est ici ! », souffle Gilles Amar en arrivant sur un petit parking bitumé, où quelques tas de détritus s’entassent entre des véhicules plus ou moins bien garés. C’est sur cet espace de quelque 1 000 m2, à l’angle des rues Babeuf et Girardot, que cette figure emblématique du quartier des Malassis à Bagnolet doit déménager sa bergerie.
Après des années de discussions, le fondateur de l’association Sors de terre a réussi à se mettre d’accord avec la municipalité sur le lieu de relocalisation de sa structure jusqu’alors accolée à l’école maternelle Pêche d’Or. « Nous avons besoin de ce terrain pour reconstruire et agrandir l’établissement scolaire actuel afin de répondre aux besoins en équipements des nouveaux habitants du quartier », rappelle le maire (PS) Tony Di Martino (lire encadré). Pour accompagner le berger, le conseil municipal a voté fin décembre une subvention maximale de 360 000 € à l’association Sors de Terre, qui doit lui permettre d’aménager son nouvel espace.
Un bail de 18 ans
Mais ce futur déménagement laisse un goût amer à Gilles Amar, qui aurait aimé rester à l’emplacement où ses bêtes sont arrivées en 2011. « J’étais au cœur du quartier. Les habitants de toutes les cités venaient me voir », souligne le berger, qui regrette la bétonisation croissante des Malassis depuis l’opération nationale de rénovation urbaine. Il a d’ailleurs bataillé ces derniers mois pour obtenir la préservation de la prairie dans laquelle broutent ces 32 bêtes. Un espace qui devait être en partie supprimé pour créer un cheminement piéton. « C’était LA condition pour que j’accepte de partir. Mais pour l’instant, je n’ai qu’un accord oral, alors je reste vigilant », souligne-t-il.
La mairie, elle, estime justement que ce déménagement va permettre au berger de régulariser sa situation. « Nous allons signer un bail de 18 ans avec son association. Il n’en a jamais eu jusqu’ici », rappelle l’édile.
Un contrat qui risque pourtant de faire l’objet de nouvelles frictions. « Les papiers mettent en avant un bail à construction alors qu’à l’oral, on m’a toujours parlé d’un bail emphytéotique, qui me laisserait plus de liberté dans la construction de mes équipements », pointe Gilles Amar, qui s’inquiète aussi du calendrier du déménagement. Si la mairie souhaite débuter les travaux de l’école cette année, le berger lui assure qu’il ne quittera pas les lieux tant que son nouveau terrain ne sera pas aménagé. « Où iraient mes bêtes ? », interroge-t-il. ».
Bon, à suivre …
Pierre Mathon
Photo : Bagnolet, ce jeudi 3 janvier. C’est sur ce parking que doit déménager la bergerie de Gilles Amar. LP/H.H

Publié par pierremathon
2 réflexions au sujet de « La bergerie des Malassis, c’est fini : c’est dans Le Parisien … »
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Bonjour Pierre,
Quel étonnement à la lecture de ton article. Tu fais peu de cas de la vérité, et des faits. Je ne savais pas que tu avais la Bergerie dans ton colimateur. Je te rappelle seulement que les plus touchés par la disparition annoncée de la Bergerie sont les membres de l’association et moi le premier. C’est pas terrible de remuer le couteau dans la plaie.
Si tu as un peu d’honnêteté intellectuelle, toi qui te pose en donneur de leçons, tu m’accorderas un droit de réponse sur ton blog.
Gilles Amar
Bergerie des Malassis
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Bonjour,
Merci de ton intervention, mais je ne vois là nul argument qui pourrait modifier mon triste constat.
PIierre Mathon
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i.            Descripción: https://2.gravatar.com/avatar/874ac4e645f5a4d7003c2d85164afd94?s=50&d=identicon&r=GAmar gilles dit :
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J’ai demandé un droit de réponse sur ton blog. Visiblement je ne l’aurai pas.
Ma réponse se trouvera donc sur la page facebook « LA bergerie des Malassis » de l’association et sur notre blog 
http://www.sorsdeterre.blogspot.com
On se passera de ton « soutien » pour la suite
Gilles Amar / Bergerie des Malassis