jeudi 26 mars 2015
samedi 31 janvier 2015
Bien s'asseoir sur la Forêt ... et dans la cour du collège!
lundi 1 décembre 2014
Devenir Indigène
jeudi 8 mai 2014
Discussion entre un berger et son troupeau sur la gestion ou non-gestion par l’animal des espaces verts urbains ?
mercredi 16 avril 2014
Ruminons la ville
Depuis samedi 12 avril, Sors de Terre investit les pelouses de deux résidences de Paris Habitat dans le 20e arrondissement de Paris (la résidence du Square d'Amiens et celle de la rue Félix Terrier).
Ses bêtes viendront y pâturer trois à quatre fois par mois, et différentes activités progressivement s'y grefferont. Du jardinage, des petites constructions, des ateliers pédagogiques et artistiques... de quoi remuer les lieux et ruminer ensemble sur leurs devenirs.
Le programme arrive bientôt !
lundi 4 novembre 2013
Une assiette de 3 hectares!
mardi 21 mai 2013
Verre la couleur
Verre
vendredi 10 mai 2013
C'est déjà plus ce que c'était: Bidouilles et arts plastiques à la Bergerie
Bientôt sur le blog, les dates des ateliers d'Arts plastiques et autres trafics surréalistiques du quotidien à la Bergeria.
Artiste intervenante: Ayda-Su Nuroglu
Traficant: Gilles Amar
La bergère: Patricia Matthey
Et autres complices de la cosa nostra bestiale
vendredi 26 avril 2013
Serres reparties !
Les ateliers ont lieu toute l'année, chaque vendredi après midi, avec un groupe d'élèves volontaires du Collège Travail - Langevin. Ce projet est financé par le Collège grâce à une subvention de l'Acsé dans le cadre d'un Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS)
Intervenants:
Ayda-Su Nuroglu, artiste plasticienne
Gilles Amar, jardinier
vendredi 12 octobre 2012
Chouette, un chantier !
C’est pour ça que certaines pelouses du quartier vont être transformées en coins de pâturage. Les bêtes pourront alors venir y brouter quelques semaines dans l’année. Et pour être sûr qu’elles ne s’échappent pas, rien de tel qu’une clôture.
Nous vous attendons nombreux sur le chantier pour donner coups de main, conseils et se joindre aux bêtes et bergers du quartier !
jeudi 4 février 2010
Jardins pédagogiques et Agriculture urbaine

L’association Sors de terre révèle le potentiel agricole, écologique, pédagogique et social de terrains sans usages en ouvrant des espaces de jardinage biologique. Elle y propose sous forme d’ateliers des cycles de découverte du jardinage et de l’environnement naturel local, des chantiers de jardinage collectifs et des sessions de préformation aux métiers de l’agriculture et de l’environnement.
Les lieux jardinés par des enfants, des familles, des habitants, retrouvent une destination sociale. La terre, les plantes, les Hommes ne sont plus séparés. Le lien se recrée, des échanges ont lieu et différents regards se posent
ensemble sur un bout de paysage, devenu jardin.
dimanche 10 mai 2009
Des jardiniers en herbe dans la ville
Association
« Sors de terre »
Des jardins pédagogiques
pour les petits citadins
« Sors de terre » est une association loi 1901 à but non lucratif. Elle s’est donnée pour objectif dans un premier temps d’œuvrer pour l’éducation à l’environnement et à l’agriculture, en milieu urbain, grâce à la création de jardins pédagogiques où se déroulent des ateliers de découverte du jardinage biologique. L'association entretient et anime, pour l'instant, trois jardins pédagogiques à Bagnolet (Seine Saint Denis); L'un est situé à l'intérieur du Jardin partagé des guinguettes de la dhuys créé par l'association du même nom, un autre se trouve sur un terrain de l'OPH à proximité d'un groupe scolaire du quartier des Malassis et le dernier dans l'école maternelle "Pêche d'Or" dans le cadre d'un projet d'école Jardinage et language.
L’association veut privilégier des partenariats sur toute la durée de l’année en raison de la nature même de son projet. En effet, la création d’un jardin pédagogique trouve tout son sens à la condition qu’il soit fréquenté régulièrement à chaque saison, afin de participer aux différents travaux et d'observer les différentes étapes de la vie des végétaux, des insectes et des animaux. Les enfants deviennent ainsi les jardiniers d' un espace vivant qui deviendra pour eux un lieu privilégié et familier, riche en sensations, en satisfactions et en apprentissages.
L’idée est de créer des jardins qui sont à la fois des outils pédagogiques (lieux de découvertes et d’apprentissages), des conservatoires d’espèces ou de variétés rares (développement de parrainages), et des lieux d'expérimentation qui s’inventent.
Chaque atelier aura un double objectif :
· l’un d’ordre pédagogique, puisqu’il sera l’occasion d’acquérir non seulement des savoir-faire et des connaissances relatifs à la vie des plantes en jardinant ; mais aussi, par l’intermédiaire de contes ou d’anecdotes, de contextualiser ou de décontextualiser culturellement les pratiques et les représentations dont les espèces cultivées font l’objet.
En effet, si l’idée de domestication des plantes prend un sens concret lorsque l’on découvre leur vie et leur environnement à travers les actes du jardinage, elle prend encore une autre dimension si l’on est aussi en mesure de se rendre compte de la diversité des rapports des Hommes aux autres espèces vivantes. Une des variables de la biodiversité est la diversité culturale et culturelle.
· Le second objectif est d’ordre social, dans le sens où l’on cherchera à faire émerger une dynamique de groupe. S’il est souhaitable, car valorisant, que l’acte de jardiner suscite un sentiment d’appropriation, les jardins créés par l’association ont vocation à être perçus comme des œuvres collectives.
L’évaluation de la réussite du projet sera d’ailleurs basée sur la plus value en terme social et même affectif apportée par le jardin plutôt autant sinon plus qu’en terme de réussite de la production horticole.
Dans le souci de respecter les besoins et les rythmes des enfants, les ateliers alternent des temps calmes et des temps d’action ; ils ne durent jamais plus de deux heures.
L’association « Sors de terre » ne conçoit pas les jardins pédagogiques comme des écoles à ciel ouvert mais bien plus comme des lieux d’expérimentation où corps et esprit, intellect et sens, se rejoignent. La plupart des ateliers et des thèmes qui se déroulent au jardin, sont mis en contexte par des jeux, des contes, ou des petits spectacles.
L’objectif principal n’est pas, lors des ateliers, que les enfants ou les adolescents repartent avec une connaissance théorique encyclopédique du jardinage ou des êtres vivants, mais bien qu’ils se familiarisent avec une action sur le vivant et avec le vivant lui-même. Ainsi, ils seront plus à même de décoder leur propre environnement en tant que résultat d’une action humaine.
Au fil du temps, le jardin fera partie lui aussi de l’environnement immédiat des enfants. Ils l’auront vu se transformer, accueillir de nouvelles «bêbêtes » ; ils consommeront ce qu’ils ont semé ou planté ; ils verront même des « grands » s’y intéresser (même leurs parents !). En un mot, ils éprouveront un sentiment de fierté, une fierté collective et légitime.
Dénominateurs pédagogiques communs aux jardins créés par l’association
1) Découvrir la vie des espèces naturelles sauvages ou domestiques et favoriser la biodiversité en milieu urbain.
Les trois projets ont en commun de proposer aux enfants et aux équipes pédagogiques (enseignants et/ou animateurs) la création, l’entretien, la mise à disposition et l’animation, d’un outil d’éducation à l’environnement : Le jardin pédagogique. Chaque jardin sera évidemment un lieu privilégié pour la découverte in situ et in vivo de la vie du sol, des plantes, des insectes et autres animaux … mais aussi des phénomènes météorologiques, du recyclage, et de la notion de paysage.
Lors des ateliers de jardinage animés par l’association, les enfants prépareront le sol, ils l’enrichiront avec des engrais naturels, sèmeront, planterons, arroseront, désherberont, et récolteront les fruits de leur travail collectif. A travers ces « simples gestes » qui seront répétés, ils apprendront à distinguer les différences entre les plantes « sauvages » et les plantes cultivées ; ils découvriront les conditions favorables à la vie des plantes, leurs différents organes, et leurs modes de reproduction ; ils apprendront à classer les plantes cultivés : comestibles, ornementales, aromatiques, légumières, fruitières, … ; ils découvriront les insectes ravageurs ou au contraire les insectes protecteurs parce que prédateurs de ravageurs …En bref, ils réaliseront que leur ville est un environnement où les Hommes ne sont pas les seuls êtres vivants ; ils se familiariseront avec certains d’entre eux ; et, ils découvriront les moyens de partager et d’accroître cette biodiversité en installant des refuges dans le jardin et en y introduisant de nouvelles plantes domestiques ou sauvages ...
2) Le jardin pédagogique : Un lieu à raconter, un paysage à imaginer, un espace de création.
Les jardins pédagogiques créés et animés par « Sors de terre » ne sont ni des laboratoires scientifiques à ciel ouvert, ni des simulacres d’exploitation horticole. Ce sont avant tout des jardins faits par et pour les enfants. En tant que tels, il est souhaitable qu’ils puissent restituer les activités qui s’y sont déroulées grâce à des formes narratives adaptées. Il en est de même en ce qui concerne l’expérience sensorielle et esthétique que constitue la création d’un jardin. L’espace jardiné doit être jalonné de repères, de symboles, qui permettront à la fois de tenir un discours sur le jardin mais aussi d’en permettre une lecture visuelle et une appropriation émotionnelle due aux qualités esthétiques subjectives du lieu.
Ces réflexions qui ne sont pas que théoriques puisqu’elles s’appuient sur des expériences vécues ; elles ne sont pas sans incidences sur le contenu même des animations du jardin. En effet, un atelier au jardin, ce ne sera pas seulement observer, semer, planter, protéger des plantes, et récolter. Souvent les interventions de l’animateur au jardin s’inscriront dans une mise en scène ou une fabulation où les enfants auront un rôle à jouer en s’immisçant dans le jeu global du monde vivant ; que ce soit à travers un conte, une chanson ou un petit sketch, l’entrée en matière fera souvent appel à un imaginaire au service de la pédagogie et à des modes de narrations plus facilement restituables. Les ateliers pourront aussi se terminer par un jeu, en extérieur ou en salle de classe, en rapport avec le « travail » accompli au jardin afin de monopoliser différemment l’expérience faite.
Les ateliers au jardin se déclineront aussi, d’une part, en activités artisanales (teinture de tissu, vannerie, cuisine, …) afin de souligner la dimension utilitaire de la culture des plantes, et, d’autres part, en activités artistiques (peinture, sculpture, modelage,…). Ces dernières, pouvant être complémentaires des travaux horticoles d’un point de vue pédagogique, participeront aussi vivement à l’appropriation collective des lieux, puisqu’en laissant des traces, comme autant de souvenirs, et en transformant l’espace, elles permettront d’amener modestement les enfants à se faire une idée de la notion de paysage.




