lundi 26 décembre 2016
jeudi 29 septembre 2016
Test N.2 : De la possibilité de douter dans un monde douteux
Oh, j'y suis allé un peu fort dans le dernier article ... Y en a qui vont pas être content ... Et pis y en a d'autre qui ont repris le texte pour le faire connaitre. Ça m'apprendra à me lâcher, à m'exprimer à chaud. Quel manque de professionnalisme ... remarque j'm'en fous ... j'fais pas de politique. J'peux dire ce que je pense ... ce que je ressens merde!
Mais non, t'es con ou quoi ... ça va pas arranger les choses avec la mairie ... déjà qu'y en a qui peuvent pas te voir ... des, à qui la Bergerie donne des démangeaisons, et qui t'accusent de tout à tord et à travers ... d'aimer trop l'argent même ... non enfin quand même ... déjà que c'est malsain tout ça ... c'est pas la peine d'en rajouter!
Oui oui je sais ... mais je voulais juste m'exprimer, c'est mon droit non! Si on peut plus dire les choses que l'on pense, même comme ça au passage, y a un problème. Je peux écrire ce que je veux sur le blog de l'asso quand même! Faut pas mélanger travail et droit d'expression!
Mais calme toi dis donc ... En plus t'as vu? Y a un article dans le parisien ... la journaliste qui devait attendre pour faire son papier avec plus d'infos ... ben elle l'a fait sans te le dire ...
Ouaih je la retiens celle là ... oh la la quel bordel ... tu fais un truc bien et tu te retrouves au milieu d'imbroglio qui sont à des années lumières de toi et des gens que tu côtoies au quotidien. Et il faut se coltiner tout ça en plus de tout le travail qu'il y a déjà. On était si bien sur ce terrain avec cette Bergerie, La Bergerie des Malassis.
Faut obtenir des garanties pour le futur emplacement, sur la forme et sur le fonctionnement ...
Oui mais les gens ils sont très attachés à la Bergerie actuelle ... c'est elle qu'ils veulent défendre les habitants .. c'est pour elle qu'ils sont inquiets. Et pis moi, je me vois pas dans la Bergerie des architectes ... ça me dégoute de penser qu'on peut même pas la construire nous même avec les gens.
Oui je comprends ... mais une fois construite, vous pourrez y mettre votre pâte malgré tout ...
Bah tu parles! On sait pas ce qu'on pourra vraiment faire ... J'vois pas trop comment on peut obtenir la même liberté qu'on a aujourd'hui, y vont sans cesse nous rappeler que c'est eux qui l'ont financée ... alors que nous on s'en fout d'être dans des locaux plus grand plus chaud plus neufs plus hype ... ce qu'on aime c'est la liberté. C'est ça que les gens viennent respirer à la Bergerie, un p'tit parfum de liberté ... mais va leur expliquer ça ...
Il faut obtenir une convention ou un bail de longue durée, c'est vous qui avez créé tout ça, qui êtes soutenus massivement par les habitants, c'est la garantie de pouvoir continuer sereinement votre travail et de le faire enfin fructifier.
Mouaih ... j't'avoue, j'sais pas, j'ai envie de laisser décider les gens pour quoi ils veulent se battre, moi j'suis écœuré pour l'instant.
mercredi 14 septembre 2016
Test N.1: Peut on résister, peut on encore s'exprimer ? Loup y es tu ? Même pas peur, c'est nous les loups!
Ah mes chèvres
Que vous étiez belles
Et fières
Dans votre Pampa
A deux pas
De la Bergerie.
Avant d'être Pampa
Pour troupeau de caprin
Qui tourne sur face de bouc,
Là il y avait la petite cité Blanqui
Avec ses grands espaces verts
Ses grands arbres
Ses tilleuls ses robiniers
Son noyer au tronc coudé.
Blanqui
Tu étais trop verte
Trop sauvage
Trop caché trop sympahique
La rénovation urbaine t'a rasée
Place aux chèvres aux brebis
Aux raccourcis à travers friche
Aux squats fumants et trinquants
Place aux jeu d'enfants
Blanqui
Dans les folles herbes et les chardons
Les pieds sur quelques crottes de biques séchées
On ne t'avais pas oublié
Pendant quatre ans
Ceux qui se contentent de tout et de rien
On eu un parc de 8000 m2
En plein Bagnolet
Mais on savait
Que le désastre approchait ...
Les premiers bulldozers sont arrivés
Les chèvres s'en foutaient
Moi je m'énervais au moindre prétexte avec les responsables de chantier
Je leur mettais les bêtes dans les pattes
En juillet,
Il y avait encore des plantes des arbustes sur Blanqui
Sur notre Pampa de galériens
Il y avait encore de quoi
Nourrir les bêtes en début de parcours
Pour partir manger ailleurs ensuite
Je savais que ça ne durerai pas
La première chose qu'ils ont fait
A été d'arracher le noyer au bulldozer
Le plus vieux et le plus beaux noyer de Bagnolet
Naïvement je pensais que s'il devait conserver un arbre
Ce serait celui là
Quel con ! C'est le premier qui est mort.
La cité Blanqui a aussi définitivement disparue.
Là ou il y avait deux bâtiments et beaucoup de grands arbres
Ils vont faire 6 bâtiments et des pauv's p'tits espaces verts playmobiles
Il y a déjà tellements de problèmes dans le quartier
Comment croire qu'augmenter la population va améliorer les choses
Quelqu'un cherche-t-il vraiment à améliorer la vie des habitants
La vie l´épanouissement des enfants des jeunes
En dehors des beaux discours racoleurs ...
Et de la comédie malsaine de la vie politique
Quand elle est au raz des pâquerettes et sans honneur.
Regardez ...
Ils ont mis "Bergerie des Malassis" au bas de leur panneau
Ils veulent faire une Bergerie municipale
Pour dire que celle là c'est eux qui l'ont faite
Appel d'offre à des architectes pour la dessiner appel d'offre à une entreprise pour la construire
Ils veulent nous avaler nous formater nous contrôler
Et pis si on est pas content
Appel d'offre à une autre association pour remplacer Sors de Terre qui a tout créer
Ils veulent qu'on ait peur
Qu'on essaie de tirer notre épingle du jeu
Qu'on sauve notre peau notre "projet"
Mais c'est pas un projet
C'est une histoire
Avec le quartier et tous ses habitants
Et je crois qu'elle n'est pas fini ...
Aujourd’hui, du fait des travaux, j'ai le plus grand mal à sortir les chèvres et à les nourrir correctement. Tout ne semble être que communication pour les responsables de la ville qui nous laissent seuls gérer des problèmes d¡envergure très concrets malgré l'importance de la Bergerie dans la vie du quartier.
Merci à tout ceux qui nous soutiennent, tenez vous informez à partir de maintenant sur notre blog au sujet de l'évolution du projet de relocalisation, comme ils disent, de la Bergerie. Cette article est un cri du coeur dans une période difficile. Vous serez informez plus objectivement dans les prochains articles de l'état des discussions avec la ville de Bagnolet et des problèmes concret que nous rencontrons et qui mettent en péril la vie de l'association. Un évènement sera bientôt organisé à la bergerie pour débattre collectivement des actions à mener pour préserver et amplifier ce qu'il y a de vivant dans notre aventure pour que jamais elle ne devienne un projet !
mardi 7 juin 2016
Les bulldozers poussent
Les bulldozers poussent
Les bulldozers poussent les parois
Du temps habillé de magie
De nos rires et nos cris
Nos poils et nos ventres
Nos grâces et nos besoins
Les bulldozers
Arrivent soudainement
Et souterrainement
Ils sont abandonnés
La nuit sur le trottoir
Leurs chaines sont pour nous
Qui tissons des liens
De raphias et de rififis
Des coccinelles sur la peau
Des flammes dans la nuit
Où nagent les bus
115 – 76
La ligne passe devant la Bergerie
Et se poursuit
Et s’éteint
Et nous buvons
Et tard
Les bêtes bêlent
Râlent
Nous sommes forts
Comme nous sommes forts
Les bulldozers
Tardent à se pointer
Le choc arrivera
Tonnes de ferraille contre tonnes de chaire
Et de coeurs
Les bulldozers ont des oreilles
Des conseillers
Des chargés de mission
Qui vivent dans le monde des bulldozers
Le monde souterrain
Sous terre, hein
Qui partent en vacances
Chercher un soleil absent
Et tout ça
Pour les bulldozers
Les arbres et leurs feuilles généreuses
Tomberont
Les arbres
Sont en nous
Leurs branches prolongent nos mains
Et leurs bourgeons
Emplissent nos esprits
D’invitation aux festins
Les hommes et femmes de fer disent
« Jouez le jeu »
Jouez-le-je
Mais les dés sont pipés
Leur Je n’est pas le nôtre
Et il tient une massue dorée
Et ils appellent les bulldozers
Pour cassé des cabanes
Emplies de rêves d’enfants
Il y a un combat là
Un combat honorable
Quitte à y perdre des plumes
Quitter le monde des songes
Pour le monde des projets ?
Pourquoi ?
Embrasser les souliers de ces messieurs ?
Dire adieu à la boue au froid
Au désordre au mystère
Pourquoi ?
Arrêter le voyage des sens du sens
Pour un confort alternatif
Qui ficelle doucement mais suffisamment
La pensée grave et graveleuse
A l’heure du divertissement responsable et des
corps sains
Et des listes citoyennes et miraculeuses
Pourquoi ?
jeudi 18 février 2016
Sans images
Eh écoutez
c'qu'on fait
C'est d'la bombe
Ouai
Ça déééchire
On bosse vraiment bien
Du bon boulot
Eh puis dans le coup quoi
Hum hum
On s'est parfaitement plié
A ce qu'on attend de nous
On a pas trop d'emmerdes avec les politiques
Pis euh
On propose de l'alternatif
Qui passe bien
Des projets talentueux
Ah hé
C'est pas n'importe qui
Qui fait ça
On connait bien le jargon
Les concepts et pis des objectifs
qu'on nous donne
Créer du lien social avec des carottes
Des ateliers participatifs de construction
Et des bêtes à cornes
Ah euh
Mais le lien social c'est quoi au fait?
Poouuuuff ffff
Et créer du lien social?
C'est quoi, c'est se dire bonjour
Comme certains imaginent qu'on doit le faire
Le lien social
C'est quoi?
C'est un truc bien précis?
Ou c'est plein de trucs différents?
C'est forcément avec le sourire
Ou a le droit de pas être d'accord
Et pis le lien social
C'est un machun qui se créer
Ou c'est un truc qu'on invente pas
Qui est déjà là
Et qui faut découvrir
Qu'il faut apprendre à connaitre
A aimer ou non
Quand on est pas du coin
Ça prend du temps de connaitre les gens
Vachement de temps
C'est comme bien jardiner
Ça prend du temps
Bien connaitre et s'occuper d'ses bêtes
Ça prend du temps
Le lien social
Dans la bouche de certains
T'a l'impression
Qu'c'est un kit du bonheur appliqué
La formule passe de bouche en bouche
Qu'importe si elle est creuse
Elle permet de beaux discours
Comme d'autres concepts passagers de la communication
Le lien social
Ça peut même se prendre en photo
Le lien social
en voie de disparition
Comme une espèce menacée
Recherche lien social
Balisage de nouvelles zones
En carence de lien social
Montage de projets projets projets
Créateurs de lien social lien social lien social
Non vraiment
C'est un bon crédo de nos jours
Mais perso
J'suis mieux dans mon coin
Avec les gens que j'connais
Et qui m'ont jamais causé
Du lien social
dimanche 22 novembre 2015
Les cornes poussent quand on a les boules
Y a pas de plans
Pas de programme
Pas de newsletter
Pas d'réseau
Pas d'workshop
Pas d'com
Pas d'concept
Y a pas d'moule
Pas d'marche arrière
Pas d'peur
Y a pas de grimace
Y a pas d'arrangement
Y faut vraiment arrêter de déconner
Y a pas d'performance
Pas d'nouveauté
Pas d'repis contre la bêtise
La haine
Le racisme
L'hypocrisie
La malhonnêteté
Y a pas d'tendance
Pas de compromission avec les mains sales
Avec les lâches
On boit
On rit
On pleure
On croit à ce qu'on fait
On sait pourquoi on le fait
Pas pour la nature en ville
Pas pour l'agriculture urbaine
Pas pour le participatif
Pas pour la concertation
Pas pour le vivre ensemble
Ce sont les mots des vendeurs de sommeil
On le fait
Parce qu'on aime la vie
Et ça suffit
Et on continuera
Toujours plus fort
Même si le courant est contraire
Parce qu'on aime être au contact
De ce que l'on combat,
Dans les réunions comme sur le terrain,
De ceux qui nourrissent notre espoir,
Dans les réunions comme sur le terrain.
lundi 7 septembre 2015
mercredi 29 juillet 2015
dimanche 7 juin 2015
Anachroniques urbaines
Je suis allé chez un psy spécialisé en névroses et psychoses liées à la pratique ou à l'intérêt pour l'agriculture urbaine, au 83 rue de la Charrue. J'étais pour ma part atteint d'un mal rare pour ma condition de responsable jardinier-chevrier d'une association de Bagnolet (93) : je n'arrive pas à dire "Agriculture urbaine"; l'écrire, encore ça va, mais le dire ... Bon, pis, j'vous parle même pas du reste de la série des concepts fers de lance de la ville de demain: participatif, contributif, création de lien social, nature en ville, vivre ensemble, etc.
Je n'avais ni honte, ni peur, de me confier à cet expert, je me sentais simplement un peu seul. Je me demandais pourquoi ce terme d'agriculture urbaine me gonflait autant et pourquoi il me hérissait autant le poil et celui de mes chèvres, d'entendre parler de berger urbain, de paysan ceci, paysan cela; pourquoi le champ lexical ou le ton du discours des stars et des fans de l'agriculture urbaine me bourraient autant le mou, et, me ramenait aussi subrepticement vers le monde de la publicité. J'avais vraiment besoin d'un psy.
Ce fossé qui se creusait à coup de légumes par-ci, moutons par là, entre mes présupposés confrères, et moi, se devait d'être exploré et fouillé. Où est la part d’ego dans tout ça, dans tout ces p'tits projets qui deviennent nos étendards? Enfin, sans déconner, on se sent paysan ou pas, on en fait pas un flan. On fait des trucs avec, ou sans les tripes. On vit avec ses bêtes, avec sa terre, et pis l'reste du temps, on les amène partout où on va dans not' caboche.
Bon vous voyez quoi, j'commence à lui raconter c'genre de truc au psy, allongé sur un divan de récup de la marque "Get free", et pis d'autres encore. Et j'vois que ça l'accroche, qui comprend pas tout à fait mon délire et que ça lui laisse l'espoir d'un nouveau scénario à élucider et que ça lui fera bien passer l'heure qui reste.
Et en fait, j'lui dis grosso modo, c'que j'dis à tous ceux qui me parlent de tondeuse écologique et de berger urbain (cf article sur ce blog "Discussion entre un berger et son troupeau"). Que nos bêtes ne sont ni des tondeuses ni des écolos, mais bien des herbivores qu'ils faut bien nourrir, plutôt que de leur faire faire de "l'entretien"; et que s'il y a des écolos dans le lot, à la limite c'est nous, et nos choix de conduite du troupeau et de ses pâturage. J'lui fait remarquer que c'est drôle comme tout ce qui se passe en ville attire tous les fins limiers de l'air du temps; comme si y avait des choses à pas rater, pour que le mythe du progrès, version hipster cette fois, continue à jouer son rôle. Petit jardinier-chevrier de banlieue, banlieue mon amoure, me voilà Berger urbain. Ouah, la classe, ça fait rêver! Mais pourquoi?
Réponse numéro 1 : Parce que la ville et certains quartiers sont considérés comme tellement pourris qu'on en croit pas ses yeux quand il y a émergence de formes culturelles
Réponse numéro 2 : Parce que le politique tente de récupérer tous les mouvements émergents, et les transforme en spectacle qu'il fabrique et propage grâce au médias et à toute une armada culturelle et scientifique qui fait le travail de conceptualisation de ce qui n'était que forces vives et pratiques
Réponse numéro 3 : Parce qu'un troupeau qui se balade, où qu'il soit, ca laisse jamais indifférent l'animal qui est en nous, et l'humain qui est dans cet animal
Et plus j'parlais, plus j'me sentais convaincu de c'que j'racontais; et j'm'en suis rendu compte et j'me suis dit "merde, ça craint là, le psy, y va sortir un truc ..." Et puis non rien, y m'regarde, avec un regard de psy, il hausse des sourcils interrogateurs, et il laisse remonter un autre truc en toi que tu vas finir par lui cracher. Et ça marche.
Ooh la la, l'agriculture urbaine, c'est un truc qui faut pas prendre à la légère. y parait que c'est une question sérieuse; l'genre de truc qui peut sauver le monde et racheter nos âmes souillées par les excès. Ça fout grave la pression leur délire. Y a des réunions, des ateliers ou encore des conférences-débats où tu te demande où est ce que tu as mis les pieds, tellement tu te sens seul. C'est pour ça qu'c'est bien d'être en asso et d'pouvoir réussir à se caler à plusieurs grâce à des intuitions communes.
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Je n'avais ni honte, ni peur, de me confier à cet expert, je me sentais simplement un peu seul. Je me demandais pourquoi ce terme d'agriculture urbaine me gonflait autant et pourquoi il me hérissait autant le poil et celui de mes chèvres, d'entendre parler de berger urbain, de paysan ceci, paysan cela; pourquoi le champ lexical ou le ton du discours des stars et des fans de l'agriculture urbaine me bourraient autant le mou, et, me ramenait aussi subrepticement vers le monde de la publicité. J'avais vraiment besoin d'un psy.
Ce fossé qui se creusait à coup de légumes par-ci, moutons par là, entre mes présupposés confrères, et moi, se devait d'être exploré et fouillé. Où est la part d’ego dans tout ça, dans tout ces p'tits projets qui deviennent nos étendards? Enfin, sans déconner, on se sent paysan ou pas, on en fait pas un flan. On fait des trucs avec, ou sans les tripes. On vit avec ses bêtes, avec sa terre, et pis l'reste du temps, on les amène partout où on va dans not' caboche.
Bon vous voyez quoi, j'commence à lui raconter c'genre de truc au psy, allongé sur un divan de récup de la marque "Get free", et pis d'autres encore. Et j'vois que ça l'accroche, qui comprend pas tout à fait mon délire et que ça lui laisse l'espoir d'un nouveau scénario à élucider et que ça lui fera bien passer l'heure qui reste.
Et en fait, j'lui dis grosso modo, c'que j'dis à tous ceux qui me parlent de tondeuse écologique et de berger urbain (cf article sur ce blog "Discussion entre un berger et son troupeau"). Que nos bêtes ne sont ni des tondeuses ni des écolos, mais bien des herbivores qu'ils faut bien nourrir, plutôt que de leur faire faire de "l'entretien"; et que s'il y a des écolos dans le lot, à la limite c'est nous, et nos choix de conduite du troupeau et de ses pâturage. J'lui fait remarquer que c'est drôle comme tout ce qui se passe en ville attire tous les fins limiers de l'air du temps; comme si y avait des choses à pas rater, pour que le mythe du progrès, version hipster cette fois, continue à jouer son rôle. Petit jardinier-chevrier de banlieue, banlieue mon amoure, me voilà Berger urbain. Ouah, la classe, ça fait rêver! Mais pourquoi?
Réponse numéro 1 : Parce que la ville et certains quartiers sont considérés comme tellement pourris qu'on en croit pas ses yeux quand il y a émergence de formes culturelles
Réponse numéro 2 : Parce que le politique tente de récupérer tous les mouvements émergents, et les transforme en spectacle qu'il fabrique et propage grâce au médias et à toute une armada culturelle et scientifique qui fait le travail de conceptualisation de ce qui n'était que forces vives et pratiques
Réponse numéro 3 : Parce qu'un troupeau qui se balade, où qu'il soit, ca laisse jamais indifférent l'animal qui est en nous, et l'humain qui est dans cet animal
Et plus j'parlais, plus j'me sentais convaincu de c'que j'racontais; et j'm'en suis rendu compte et j'me suis dit "merde, ça craint là, le psy, y va sortir un truc ..." Et puis non rien, y m'regarde, avec un regard de psy, il hausse des sourcils interrogateurs, et il laisse remonter un autre truc en toi que tu vas finir par lui cracher. Et ça marche.
Ooh la la, l'agriculture urbaine, c'est un truc qui faut pas prendre à la légère. y parait que c'est une question sérieuse; l'genre de truc qui peut sauver le monde et racheter nos âmes souillées par les excès. Ça fout grave la pression leur délire. Y a des réunions, des ateliers ou encore des conférences-débats où tu te demande où est ce que tu as mis les pieds, tellement tu te sens seul. C'est pour ça qu'c'est bien d'être en asso et d'pouvoir réussir à se caler à plusieurs grâce à des intuitions communes.
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mardi 5 mai 2015
jeudi 26 mars 2015
mercredi 11 mars 2015
C'est vivant
Manouch
C'est ça c'est lui
Manouch
Il est sorti
Tout habillé
Sans puces
Pi y a les deux
Là aussi
comme si qu'y z'était
Passer à la photocopieuse
Drôle de reproduction
Mais bon ...
Ça reste toujours émouvant
Une naissance
Y a pas à chier
Les enfants les adultes
Qui voient ça ensemble
Pour la première fois
Qui sont là
Juste parce qu"ils passaient par là
A cet instant
Une seule fois
lundi 9 mars 2015
Pensée en voie de disparition
Regardez bien
Ce mouton
Il va faire demi-tour
Et rejoindre le troupeau
C'est plus facile
Un jour les moutons
Aurons un Maire
Un président
Un faux berger
Qui sélectionnera
Les plus dociles
lundi 9 février 2015
Les Malassis sur mer
La ville
C'est un truc de malade
J'sais pas comment vous dire
Même si on s'en plein
On est beaucoup à y être accrocs
L'autre jour
La mer est montée jusqu'aux Malassis
Elle a pris l'ascenseur
Et elle s'est retrouvée sur la Dalle
Un truc de dingo
Y avait même ...
Des poissons
Oui là, dans la mer
Sur la Dalle Maurice Thorez
Et pourtant, rien aux infos
Nada, oualou, quetchi
Ils auraient pu titrer
"Des poissons dans la cité"
Ou
"Apprendre à nager dans le quartier"
Mais non
Ils ont tous été obnubilés
Par le monstre du Lockness
Pendant qu'une partie
De pêche à pied
S'improvisait
A plus de 350 mètres
Au dessus du niveau de la mer
Et de l'ennui
samedi 31 janvier 2015
Bien s'asseoir sur la Forêt ... et dans la cour du collège!
Pendant que les grands paysagistes et les grands architectes décident de ce que sera la ville et la nature en ville de demain
Pendant que grâce à des échelles qui défient tout bon sens, ils érigent les plans comme boules de cristal
Pendant qu'ils voient des trames partout, victimes d'une dégénérescence idéologique née d'une trop forte endogamie avec les décideurs
Et tandis que ce monde continue à tourner le dos aux solutions humaines, préférant les modes d'emploi
Certains se retroussent vraiment les manches
Et sachant qu'ils ne cherchent pas ensemble le superflu
Ils arriveront à quelque chose qui ressemblera à un instant où l'improvisation aura eu la part belle
Et alors la matière objet aura, comme un visage, plusieurs expressions, nées de la rencontre avec l'autre
Collège Langevin - Travail, Bagnolet
Association Sors de terre - Déc 2014 - Projet Art-Dinage (2012- ...)
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