Hier soir une nouvelle brebis a débarqué dans la bergerie. c'est une brebis Ouessant et elle est pleine. La mise bas doit se faire dans les jours ou semaines qui viennent. bientôt plus d'informations.
lundi 20 février 2012
dimanche 19 février 2012
mardi 14 février 2012
Herbitume
Permettez-moi
D’être berger
De passer avec le troupeau
Avant les voitures
Permettez-nous
De nous arrêter
L’après midi
Sur cette pelouse
De la regarder
Des hauteurs
Permettez-moi
De parcourir vos contrées
De m’y arrêter
Pour y glaner
Ce qui sera
Ignorer
Permettez-nous
D’affirmer
Que pour nous autres
La ville est un milieu
Naturel
Nous reprenons le droit
D’être
Tels que nous sommes
Dans nos cœurs d’animaux
Sans véritable tord
Sans peurs
Artificielles
Permettez-moi
D’être berger
De bousculer votre organisation
De m’immiscer
Dans votre bordel
Pardonnez-moi
De ne pas être
Qu’une image
Pardonnez-nous
D’abandonner toute convenance
Une fois dans la rue
Pardonnez ces petites crottes
Ecrasées contre le bitume
Laissez-nous
Poser de bonnes questions
Laissez nous y répondre
Laissez nous
Laissez-nous
Être
L’épine dans votre botte
Démesurée.
Libellés :
Histoire de ...
samedi 11 février 2012
jeudi 22 décembre 2011
C'est pas du cinéma!
Sors de terre a franchi la lisière qui fait sortir des jardins pour entrer dans les pâturages ; un nouveau décalage dans le regard que nous portons sur les espaces verts en pied d’immeuble. Exit tondeuses et débroussailleuses, bonjour chèvres et brebis ; on dit éco-pâturage.
Beaucoup de questions et de joie en perspective. Pour se sentir moins seuls, pour se sentir moins fous, nous vous convions à deux évènements successifs ; l’inauguration de La bergerie des Malassis, fraîchement construite, et, la projection au Cin’hoche de Bagnolet du documentaire « Les Malassis dans le pré, en images et en musiques » qui sera suivie d’un débat entre la salle et des intervenants concernés de près ou de loin par les interrogations que soulève un tel projet.
Venez nous faire part de vos doutes, de votre enthousiasme, de votre expérience ; venez ruminer avec nous !
adresse du Cin'Hoche :
lundi 12 décembre 2011
A la recherche d'une com pas com. Roman d'une histoire. Shot n°2.
L’hiver s’est installé par à-coups. Les bêtes ne sortent plus que rarement ; en milieu d’après midi, lorsque le temps est sec. Elles sont ravies. Elles jouent pour se dégourdir les jambes. La laine des brebis est devenue volumineuse ; leur tonte est souvent évoquée par les passants. On passe en revue les différentes tâches et obligations qui font le lot quotidien des éleveurs. Les animaux sont maintenant là depuis six mois, mais leur présence a toujours quelque chose de surréaliste. Ce sentiment persiste. Alors on parle d’eux, on s’en rapproche par les souvenirs de mondes agricoles perdus, comme pour les faire entrer dans nos vies et notre présent. Notre bétail, c’est un ailleurs et un autrefois ; la campagne, le bled, et, le passé, la jeunesse. Tout ça, ici et maintenant. La bergerie se lève face au fatalisme ambiant : elle suggère que tout est possible.
Un bus s’arrête en face de la bergerie. Une femme accroche un sac rempli de pain dur à la grille. Des collégiens passent sur le trottoir et imitent les cris des brebis ; parfois l’une d’entre elles répond, peut être n’est ce qu’un hasard. Un étudiant en architecture attend le berger avec qui il a rendez vous. Les bêtes attendent l’heure de la distribution du grain, couchées sur la paille. Un scooter passe sur la chaussée, sur une roue. L’étudiant n’est pas le seul à venir visiter la bergerie ; elle a une force d’attraction ; elle dit quelque chose de l’époque. Elle n’est pas la campagne à la ville ; elle est une autre face de la ville, la face autonome. La bergerie n’existe pas ; elle résiste. Elle résiste face à la raison, face à la peur, face à la propagande organisée, elle résiste face aux accélérations forcées de la société du progrès.
La présence du troupeau au pied des immeubles est en passe de devenir un buzz, comme on dit. C’est spectaculaire, il y a de belles images à prendre. Elles entrent dans le flux quotidien de l’information et de la communication. Elles apparaissent, disparaissent. La bergerie reste. Elle ne pliera pas bagage ; Elle restera au-delà des images. Elle sera tout ce qu’il y a de plus normal. Elle sera là tant qu’il y aura des gens pour pousser la porte. Ce sont des corps qui soutiennent la bergerie.
L’architecte passe la grille. Il porte des baskets usées et un jean neuf. Son manteau en feutre bleu marine est coiffé d’un long foulard en lin enroulé autour de son coup. Il est mal rasé, mais a l’air d’un fils de bonne famille. Il entre, dit bonjour poliment, et attend le début de la visite. Le berger se saisit d’une planche et d’un bout de madrier. Un marteau dépasse de la poche de son pantalon :
- Une bête s’est blessée, il faut l’isoler des autres, je dois lui faire un box.
- Allez-y, y a pas de problème ; je peux attendre et puis on peut discuter en même temps.
- Vous devriez allez prendre un café au p’tit restaurant qui fait l’coin, c’est sympa.
Le ton avec lequel l’avait dit le gars d’la bergerie laissait entendre qu’il voulait être seul pour bricoler son truc. – « A tout à l’heure » – se dirent-t-ils. Et voilà l’étudiant parti au rad du coin.
Cinq ou six personnes étaient au comptoir, deux trois étaient assis dans la salle. La serveuse avait une cinquantaine d’année et une voix cassée ; elle était encore belle. Les trois quart des hommes présents avaient dû la connaitre plus jeune, et encore plus belle. Ils doivent continuer à la voir avec vingt ans de décalage. Ici, les frites sont « maison » et le foie de veau fait légion.
- Vous désirez jeune homme ?
- Un café allongé s’il vous plait madame. Il se sentait dévisagé par l’assemblée masculine ; il était étranger.
- Vz’êtes v’nu voir la bergerie ?
- Oui. Vous y êtes déjà allez madame ?
- Non, on n’a pas l’temps v’savez ... on sait qu’elle est là, c’est tout. Les gars viennent manger là d’temps en temps, on s’connait ; des gars gentils.
Des jeunes comme lui, les gens du bar en voyaient régulièrement passer la porte. Ils les repéraient comme les montagnards détectent les randonneurs de passage dans la vallée. A cette heure là, le café avait cessé de couler, on buvait froid : des demis ou des p’tits jaunes avec la p’tite carafe qui va bien avec. L’étudiant en archi sortit dehors fumer une cigarette ; entre deux barres d’immeubles, on apercevait la bergerie en bois. Sur le plateau, il y a encore quelques endroits où le regard peut transpercer le paysage.
Un bus s’arrête en face de la bergerie. Une femme accroche un sac rempli de pain dur à la grille. Des collégiens passent sur le trottoir et imitent les cris des brebis ; parfois l’une d’entre elles répond, peut être n’est ce qu’un hasard. Un étudiant en architecture attend le berger avec qui il a rendez vous. Les bêtes attendent l’heure de la distribution du grain, couchées sur la paille. Un scooter passe sur la chaussée, sur une roue. L’étudiant n’est pas le seul à venir visiter la bergerie ; elle a une force d’attraction ; elle dit quelque chose de l’époque. Elle n’est pas la campagne à la ville ; elle est une autre face de la ville, la face autonome. La bergerie n’existe pas ; elle résiste. Elle résiste face à la raison, face à la peur, face à la propagande organisée, elle résiste face aux accélérations forcées de la société du progrès.
La présence du troupeau au pied des immeubles est en passe de devenir un buzz, comme on dit. C’est spectaculaire, il y a de belles images à prendre. Elles entrent dans le flux quotidien de l’information et de la communication. Elles apparaissent, disparaissent. La bergerie reste. Elle ne pliera pas bagage ; Elle restera au-delà des images. Elle sera tout ce qu’il y a de plus normal. Elle sera là tant qu’il y aura des gens pour pousser la porte. Ce sont des corps qui soutiennent la bergerie.
L’architecte passe la grille. Il porte des baskets usées et un jean neuf. Son manteau en feutre bleu marine est coiffé d’un long foulard en lin enroulé autour de son coup. Il est mal rasé, mais a l’air d’un fils de bonne famille. Il entre, dit bonjour poliment, et attend le début de la visite. Le berger se saisit d’une planche et d’un bout de madrier. Un marteau dépasse de la poche de son pantalon :
- Une bête s’est blessée, il faut l’isoler des autres, je dois lui faire un box.
- Allez-y, y a pas de problème ; je peux attendre et puis on peut discuter en même temps.
- Vous devriez allez prendre un café au p’tit restaurant qui fait l’coin, c’est sympa.
Le ton avec lequel l’avait dit le gars d’la bergerie laissait entendre qu’il voulait être seul pour bricoler son truc. – « A tout à l’heure » – se dirent-t-ils. Et voilà l’étudiant parti au rad du coin.
Cinq ou six personnes étaient au comptoir, deux trois étaient assis dans la salle. La serveuse avait une cinquantaine d’année et une voix cassée ; elle était encore belle. Les trois quart des hommes présents avaient dû la connaitre plus jeune, et encore plus belle. Ils doivent continuer à la voir avec vingt ans de décalage. Ici, les frites sont « maison » et le foie de veau fait légion.
- Vous désirez jeune homme ?
- Un café allongé s’il vous plait madame. Il se sentait dévisagé par l’assemblée masculine ; il était étranger.
- Vz’êtes v’nu voir la bergerie ?
- Oui. Vous y êtes déjà allez madame ?
- Non, on n’a pas l’temps v’savez ... on sait qu’elle est là, c’est tout. Les gars viennent manger là d’temps en temps, on s’connait ; des gars gentils.
Des jeunes comme lui, les gens du bar en voyaient régulièrement passer la porte. Ils les repéraient comme les montagnards détectent les randonneurs de passage dans la vallée. A cette heure là, le café avait cessé de couler, on buvait froid : des demis ou des p’tits jaunes avec la p’tite carafe qui va bien avec. L’étudiant en archi sortit dehors fumer une cigarette ; entre deux barres d’immeubles, on apercevait la bergerie en bois. Sur le plateau, il y a encore quelques endroits où le regard peut transpercer le paysage.
lundi 5 décembre 2011
A la recherche d'une com pas com. Roman d'une histoire.
Sors de terre. Il se baisse pour ramasser le sachet en plastique englouti par la terre. Il regarde à travers la grille qui les séparent de la rue ; lui et le plastique. Soudain, il comprend pourquoi il y a tant de papiers, de petits bouts de carton, de plastiques au milieu des feuilles mortes. Le vent les amène du trottoir au pied de la bergerie.
Le sachet qu’il vient de collecter, aurait définitivement disparu après la prochaine grosse averse. Enseveli, happé, par la terre ; ligoté par les racines des bromes. Ce n’était donc pas les gens qui balançaient délibérément leurs petites ordures sur la pelouse. C’était le vent qui les soufflait là. Les Gens les jetaient simplement par terre, sur le bitume, en rentrant de l’école avec leurs enfants. Il s’agissait essentiellement d’emballages de goûters en tout genre. Venaient ensuite les jeux de hasard, les mouchoirs ; plus rares, des papiers griffonnés, ou des bouts de journaux déchirés.
On pouvait aussi trouver de loin en loin au pied de la haie de laurier palme taillée par les brebis, des canettes et des bouteilles de bière ; jamais de vin ou d’alcool fort, comme au jardin. C’était d’la bibine de petits jeunes, pas d’alcoolique. Ca faisait tout d’même désordre, alors il les ramassait ; ne serait ce que pour ne pas entendre l’éternelle complainte des bonnes gens du quartier sur le respect et la bonne éducation. S’il était dans le fond d’accord avec eux, il ne supportait pas pour autant les donneurs de leçon. C’est pour ça qu’il avait fui les jardins partagés ; trop de moral dans leur partage et leur nature. Ca l’dérangeait pas d’ramasser les papiers dans la terre. Ils faisaient partie de la rue.
Les bâtiments qui entouraient la bergerie étaient hauts, et on avait l’impression d’être dans un gouffre ou au creux d’une vallée encaissée. Des gens surveillaient les animaux de leur fenêtre, comme si c’était leur propre bétail ; qui sait, peut être est-ce-déjà le troupeau de tout le monde. Quelques brebis, quelques chèvres. On a l’impression qu’elles sont deux cent, vue d’ici. A chaque seconde, dans la rue, il y a quelques voitures et quelques ruminants, et dans la tête des gens, quelques pensées zootechniques dans le flux cérébral quotidien.
Nino arrive, capuche sur la tête, faussement à l’aise, mais tout de même assez pour en donner l’impression. Il passe la grille :
-Ouech, ça va ou quoi ?
-Bien, bien, et toi mon grand ?
Dans ses yeux, une acceptation parfaite du monde qui l’entoure, pas une excuse qui point sur le pourquoi de ceci ou de cela. Pas d’état d’âme, quoi, comme la plupart des jeunes mecs du quartier. S’il n’est pas tout à fait à l’aise, c’est qu’en venant ici, il fait un petit pas de coté. La bergerie bouscule la conception du quartier ; c’est un O.V.N.I qui s’est posé là, sur un espace vert abandonné.
On y entre par une grille rouge entre ouverte, identique à toute les autres grilles du coin. Les gens en passant ont des réactions assez éloquentes sur la monotonie de nos existences citadines. A la vue de la bergerie en bois à quelques mètre du trottoir, certains s’arrêtent interloqués, questionnés par la présence de ce bâtiment, ils aimeraient bien en savoir plus ; une affichette explique qu’ils sont invités à rejoindre le chantier de construction quelles que soient leurs compétences. D’autres après un bref coup d’œil en biais, semblent se persuader qu’elle n’existe pas, et elle finie par disparaître effectivement de leur esprit : il s’agit bien d’un choc. Les bêlements des brebis et les chevrotements des chèvres n’arrangent rien. On aurait pu écrire sur une banderole accrochée au grillage : « CECI N’EST PAS UNE BERGERIE » et tout le monde aurait été rassuré.
De la rue, on peut apercevoir le troupeau qui pâture pelouses et haies conventionnelles converties en prés de bocage. Les animaux transforment tout ; le paysage, les catégories de l’urbanisme, et même la sociologie du quartier. C’est un peuple d’éleveurs qui se dresse, qui cherche ses contours, qui se recompose, s’invente, se proclame : ce sont nos animaux. Oui, mais certains veulent les manger, tandis que d’autres les voient comme des animaux de compagnie. L’animal d’agrément ou l’animal nourricier ? Les deux, tant que l’animal nourricier est visible de tous.
(à suivre ...)
Le sachet qu’il vient de collecter, aurait définitivement disparu après la prochaine grosse averse. Enseveli, happé, par la terre ; ligoté par les racines des bromes. Ce n’était donc pas les gens qui balançaient délibérément leurs petites ordures sur la pelouse. C’était le vent qui les soufflait là. Les Gens les jetaient simplement par terre, sur le bitume, en rentrant de l’école avec leurs enfants. Il s’agissait essentiellement d’emballages de goûters en tout genre. Venaient ensuite les jeux de hasard, les mouchoirs ; plus rares, des papiers griffonnés, ou des bouts de journaux déchirés.
On pouvait aussi trouver de loin en loin au pied de la haie de laurier palme taillée par les brebis, des canettes et des bouteilles de bière ; jamais de vin ou d’alcool fort, comme au jardin. C’était d’la bibine de petits jeunes, pas d’alcoolique. Ca faisait tout d’même désordre, alors il les ramassait ; ne serait ce que pour ne pas entendre l’éternelle complainte des bonnes gens du quartier sur le respect et la bonne éducation. S’il était dans le fond d’accord avec eux, il ne supportait pas pour autant les donneurs de leçon. C’est pour ça qu’il avait fui les jardins partagés ; trop de moral dans leur partage et leur nature. Ca l’dérangeait pas d’ramasser les papiers dans la terre. Ils faisaient partie de la rue.
Les bâtiments qui entouraient la bergerie étaient hauts, et on avait l’impression d’être dans un gouffre ou au creux d’une vallée encaissée. Des gens surveillaient les animaux de leur fenêtre, comme si c’était leur propre bétail ; qui sait, peut être est-ce-déjà le troupeau de tout le monde. Quelques brebis, quelques chèvres. On a l’impression qu’elles sont deux cent, vue d’ici. A chaque seconde, dans la rue, il y a quelques voitures et quelques ruminants, et dans la tête des gens, quelques pensées zootechniques dans le flux cérébral quotidien.
Nino arrive, capuche sur la tête, faussement à l’aise, mais tout de même assez pour en donner l’impression. Il passe la grille :
-Ouech, ça va ou quoi ?
-Bien, bien, et toi mon grand ?
Dans ses yeux, une acceptation parfaite du monde qui l’entoure, pas une excuse qui point sur le pourquoi de ceci ou de cela. Pas d’état d’âme, quoi, comme la plupart des jeunes mecs du quartier. S’il n’est pas tout à fait à l’aise, c’est qu’en venant ici, il fait un petit pas de coté. La bergerie bouscule la conception du quartier ; c’est un O.V.N.I qui s’est posé là, sur un espace vert abandonné.
On y entre par une grille rouge entre ouverte, identique à toute les autres grilles du coin. Les gens en passant ont des réactions assez éloquentes sur la monotonie de nos existences citadines. A la vue de la bergerie en bois à quelques mètre du trottoir, certains s’arrêtent interloqués, questionnés par la présence de ce bâtiment, ils aimeraient bien en savoir plus ; une affichette explique qu’ils sont invités à rejoindre le chantier de construction quelles que soient leurs compétences. D’autres après un bref coup d’œil en biais, semblent se persuader qu’elle n’existe pas, et elle finie par disparaître effectivement de leur esprit : il s’agit bien d’un choc. Les bêlements des brebis et les chevrotements des chèvres n’arrangent rien. On aurait pu écrire sur une banderole accrochée au grillage : « CECI N’EST PAS UNE BERGERIE » et tout le monde aurait été rassuré.
De la rue, on peut apercevoir le troupeau qui pâture pelouses et haies conventionnelles converties en prés de bocage. Les animaux transforment tout ; le paysage, les catégories de l’urbanisme, et même la sociologie du quartier. C’est un peuple d’éleveurs qui se dresse, qui cherche ses contours, qui se recompose, s’invente, se proclame : ce sont nos animaux. Oui, mais certains veulent les manger, tandis que d’autres les voient comme des animaux de compagnie. L’animal d’agrément ou l’animal nourricier ? Les deux, tant que l’animal nourricier est visible de tous.
(à suivre ...)
vendredi 2 décembre 2011
mercredi 16 novembre 2011
chantier de la bergerie phase 1
Quelques traces de la construction de la bergerie des Malassis. Elle se trouve rue Raymond Lefebvre, sur le terrain jouxtant l'école Pêche d'Or. La suite du chantier se déroulera vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 novembre. Le toit et les murs seront montés et les bêtes pourront passer leur première nuit dans la bergerie dimanche soir !
On se voit là-bas.

lundi 10 octobre 2011
Les pieds sur terre
Chaque intervention jardinée est l'occasion d'inventer de nouvelles techniques de travail. Sur la dalle Maurice Thorez, durant le troc vert, c'est le désossage de palette qui a été expérimenté au pied levé !
Désossage de palettes from lucas delafosse on Vimeo.
Désossage de palettes from lucas delafosse on Vimeo.
jeudi 6 octobre 2011
Du troc OK
Troc de plantes et de souvenirs jardicoles : Le samedi 08 Octobre sur la dalle Maurice Thorez à partir de 13h venez partager avec nous vos souvenirs de jardins, de bétail et de cultures en tous genre sous la forme d’une photo, d’un objet, ou d’un savoir faire. Vos témoignages et vos connaissances aideront à enrichir les projets pédagogiques et jardicoles que développe l’association aux Malassis. Au programme : semis, boutures, jardinage de la dalle, découverte des brebis et des chèvres.
Renseignements : 0662178577 – sorsdeterre@yahoo.fr – www.sorsdeterre.blogspot.com
dimanche 4 septembre 2011
What's up doc? can we rock!
Programmation de l’association Sors de terre du 10/09 au 10/10
« Aux prés des Malassis » :
Tous les samedis matin de 9H30 à 11H soins et conduite au pâturage des brebis et des chèvres de l’association Sors de terre. Rdv au jardin aux balcons, rue Raymond Lefebvre, passage avant la pharmacie.
Renseignements au 0662178577 et à l’adresse sorsdeterre@yahoo.fr
www.sorsdeterre.blogspot.com
Contes jardinés :
« La mâche et le chewing-gum », jeudi 15 à 17H30 sur la dalle Maurice Thorez.
« Le temps qu’il faut pour peindre avec des plantes », jeudi 22 à 17H30 sur la dalle Maurice Thorez.
« Le siège et l’olivier », jeudi 29 à 17H30 sur la dalle Maurice Thorez.
Sans inscriptions, renseignements : www.sorsdeterre.blogspot.com
Temps fort :
Troc de plantes et de souvenirs jardicoles : Le samedi 08 Octobre sur la dalle Maurice Thorez à partir de 10h venez partager avec nous vos souvenirs de jardins, de bétail et de cultures en tous genre sous la forme d’une photo, d’un objet, ou d’un savoir faire. Vos témoignages et vos connaissances aideront à enrichir les projets pédagogiques et jardicoles que développe l’association aux Malassis. Au programme : semis, boutures, jardinage de la dalle, découverte des brebis et des chèvres.
Renseignements : 0662178577 – sorsdeterre@yahoo.fr – www.sorsdeterre.blogspot.com
jeudi 25 août 2011
Question de méthode
La trompette
Ou
Les klaxons
Le bétail
Ou
La tondeuse
Bouger
Ou
Rester là
Laisser le temps
Nous surprendre
Avant de faire
Des projets
Libellés :
Reportages
mercredi 3 août 2011
Sors de terre fait des jardins, bricole, nourrit quelques herbivores et se pose des questions
Pour être sûr
De bien vous décaler
jetez un coup d'oeil
Dans votre rétroviseur
Pas de délit de fasciès
En négatif ou en positif
Ne vous fiez pas
Aux apparences
Certains mangent
A tous les rateliers
La preuve
Ne se fait pas
Par l'image
Même sur la dalle
Il y a de l'herbe
Et des nuages toxiques
A dissiper
A moins que certains
Aient besoin de moutons ...
Gare à la bête!
Libellés :
Histoire de ...
mardi 26 juillet 2011
Les Malassis dans le Pré : JOUR 6
La route
En chemin
Rabote la corne
Au bout des pattes
Curieusement
Les klaxons
Gardent leur calme
Et cède
La place
Au troupeau
Qui prend son temps
Comme en vacances
Dans la cité
Délicieuse transhumance
Sur le macadam
Un berger
En chacun de nous
Se met à suivre
L'animal
De pâture en pâture
L'oeil ne voit plus
Que de l'herbe.
dimanche 24 juillet 2011
vendredi 22 juillet 2011
Les Malassis dans le Pré : JOUR 4
planter des salades from lucas delafosse on Vimeo.
Pendant que le troupeau pâturait, que les enfants jouaient, que les chiens flairaient, que les grands causaient, que la trompette fanfaronnait, derrière un abris de bus, un potager s'improvisait.
jeudi 21 juillet 2011
mardi 19 juillet 2011
Les Malassis dans le Pré : JOUR 2
La poule caquette
Le canard cancanne
La voisine râle
La chèvre chevrotte
La brebis bêle
L'enfant rit
L'enfant pleure
La vache meugle
L'âne brait
L'autre con gueule encore
Le cheval hénit
Le cochon grogne
Et l'Homme parle, parle, parle
Il ne sait plus se taire
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