mercredi 16 janvier 2019

Banlieuserie


Je me souviens
Le bonheur
De sauter par-dessus une grille
Avec mes amis,
De passer de la rue bien connue
Au Far West.
Je n’ai jamais oublié
Le goût épicé
De ces cavalcades
Où l’on franchissait gentiment
L’interdit

La Bergerie est un rêve d’enfant
Une Banlieuserie

Une simple grille
Comprimait  notre imaginaire
Provoquait notre curiosité,
Une fois de l’autre coté
Nous étions dans notre jardin
Et nous étions des héros
Et on s’amusait
Et on avait des histoires géniales
A raconter
A se raconter
On bricolait nos propres mythes

C’est de là que vient la bergerie
Cette Banlieuserie

Pour la Bergerie
Ce sont des chèvres et des brebis
Qui ont passé la grille
Après on a fait passer les gamins
Et toute la famille a suivi
Tout a été possible
Grâce à un pas de coté

Ça c’est une Banlieuserie
Une Bergerie aux Malassis


  Il y a les histoires des anciens des anciennes
De Bagnolet
Qui ont connus leurs friches,
Qui les ont remplies de leurs dadas,
Stock-car et biquettes
Aux buttes à Morel*,
Echappées belles
Dans les vergers.

Nos ainés ont inventé les Banlieuseries
Ils viennent aussi à la Bergerie

Il y aura eu
Les jeux
L’innocence des enfants
Qui deviendront vieux
Et se souviendront
Des Biquettes des Malassis
De cette cabane en bois
De cette ferme
Sur le chemin de l’école
De cette ferme
Sœur de leur Ecole

Ça c’est la Bergerie des Malassis
Une Banlieuserie

Comme c’est bon de passer
De l’autre côté de la grille rouge,
Rue Raymond Lefebvre,
Ou simplement de passer devant.
Même si la porte est ouverte
Il y a ce parfum d’inconnu,
Et à coup sûr l’écho
De l’heureuse transgression
Originelle
Qui distille encore, des années plus tard,
Des vapeurs de liberté
De solidarité

La Bergerie est une oasis au bord de la route
Une Banlieuserie

Aujourd’hui,
On nous dit
De faire passer La Bergerie
Par-dessus la grille …
Dans l’autre sens …
Ça veut dire quoi ?
Rentrer dans les clous ?
Non. Impossible.
Nous n’éteindrons pas le feu
Tant il nous réchauffe

Banlieuserie


Passer la grille dans l’autre sens …
Non, non et non
Comment on fait Ça ?
On ne le fait pas
Tout simplement
Nous nous sommes battus contre ça.
La Bergerie restera là
Elle ne bougera pas.
Vous comprenez ?

Banlieuserie

Elle ne bougera pas,
Comprenez,
Malgré les travaux, les destructions,
Qui mettent fin à la merveilleuse idylle
D’une petite ferme et d’une école maternelle,
Qui réunissait de concert
Les cris de joie des enfants
Et les bêlements des animaux

Banlieuserie

L’idylle
D’un quartier
Et d’un lieu qui a su à la fois lui ressembler
Et l’étonner,
Le prolonger,
Merci, merci,
Aux habitants des Malassis,
Nous ne sommes pas mal ici

Banlieuserie

La Bergerie ne bougera pas,
Malgré les tonnes de bétons
Qui vont coulées
Sur le sol vivant et unique de La Bergerie,
Sur les souvenirs des grands des petits
Elle restera là,
Dans toutes les mémoires.
Vous comprenez maintenant ?




La Bergerie est une Banlieuserie de plus, entrée dans l’histoire des Malassis.. Elle n’en sortira pas, elle restera toujours du bon côté de la grille. La Bergerie restera là où elle est, puisqu’elle va disparaître…Eh oui, c’est logique ; la Bergerie est, et n’est pas, une chose. Elle restera là, comme un spectre, puisque nous n’avons pas le droit au patrimoine, à moins que …Puisque sa condition est l’oubli, à moins que ….
Nous irons franchir d’autres grilles, immatérielles et matérielles. Il faut rester enfant, les adultes font de plus en plus flipper … il faut des lieux pour tous. Notre principale réussite a été celle-là : Intéresser et accueillir tant de personnes différentes  de tous âges. Merci, à tous et toutes, de ne pas nous avoir laissés seuls, nous avons été ensemble, c’est notre talent et notre force. L’esprit, son nom aussi peut être «  La Bergerie des Malassis », resteront là, à l’adresse imaginaire du 9 rue Raymond Lefebvre. Nous tenterons un nouveau rêve, une nouvelle Banlieuserie, tiens, c’est pas mal comme nom … La Banlieuserie … on verra.

Mais l’histoire de la Bergerie n’est pas encore finie ! Regardez bien les affiches dans la rue … bientôt des rendez-vous, pour vous présenter tout ce qui s’est dit avec la mairie, ce qui est acté et ce sur quoi nous voulons encore des précisions. D’autres rendez-vous aussi pour écouter de la musique ensemble, pour tricoter, pour se réchauffer autour du feu, pour que, du haut de notre plateau, nous ayons le sentiment d’agir positivement sur notre époque, avec des banlieuseries et des surprises !!!!!!!!!!!!




samedi 12 janvier 2019

Fatigues


 Suite à un « article » de Pierre Mathon, cette semaine,  sur son blog Bagnolet en vert, je m’accorde un droit de réponse, en mon nom et au nom de la Bergerie. L’ « article » en question n´étant en fait, qu’un commentaire diffamatoire accompagné de l’article paru dans le Parisien le vendredi 4 Janvier au sujet de la Bergerie.
Avis aux amateurs de polémiques locales et « fratricides », mais aussi, de clarifications.
J’en profite pour demander, notamment, aux bagnoletais-es, de porter une attention particulière aux prochains articles que nous posterons au sujet de la Bergerie et de les relayer. Nous y reviendrons sur l’article du Parisien, forcément réducteur, et sur le contenu du vote à l’unanimité du conseil municipal du 12 décembre au sujet de la Bergerie. Merci.

Voilà en guise d’accroche, les quelques lignes misérables de l’article du blog Bagnolet en vert. Suivent ma réponse, puis l’article du Parisien.
La bergerie des Malassis, c’est fini : c’est dans Le Parisien …
Ainsi Eiffage a eu la peau de la Bergerie des Malassis avec les complicités successives des maires en place. Le berger déménagera donc dans l’emplacement prévu de longue date par Eiffage et Everbecq.
Que dire de l’action du berger : d’un côté il parle de lutter, il dénonce, il appelle au secours … (à juste titre) et de l’autre il négocie seul, petit bras et en secret, avec les autorités. Nous ne dirons rien du prix … à payer par les contribuables ; ni de l’avenir de ce montage brinquebalant.
Adieu la flamboyance du projet alternatif qui avait séduit des personnes prêtes à apporter leur concours. Le soutien, ça se mérite !
Voilà ma réponse :

Voilà la réponse à Monsieur Mathon :


Monsieur Mathon, de Bagnolet en vert,

Suite à la lecture de votre dernier article au sujet de la Bergerie, j’ai eu d’abord la nausée. Heureusement, depuis plus de dix ans que je fais vivre, avec d’autres, l’association Sors de Terre, j’ai déjà eu l’occasion à de nombreuses reprises, d’éprouver cette sensation organique désagréable, qui démontre, la relation directe entre les pensées toxiques et les maux du corps.

J’ai d’abord pensé ne pas vous répondre, me disant que vos propos ne méritaient pas d’être relevés. Finalement, je vais le faire, car à travers vos mensonges, vos raccourcis partisans et votre démagogie, vous contribuez à répandre, ce contre quoi vous prétendez outrageusement lutter : une forme de pensée et de communication qui visent à être une pensée dominante, écrasante.
Je vous réponds aussi, car ce n’est pas simplement moi que vous insultez et que vous calomniez, par votre suffisance et votre rage à peine retenue, c’est la Bergerie, son histoire et toutes les personnes qui l’aiment, la considèrent et la soutiennent réellement. Vous vous êtes trompé d’ennemi(s), quel manque de discernement par les temps qui courent ; ou bien faisons nous les frais, de petites guéguerres partisannes, qui ne nous intéressent pas, et qui nuisent à l’intérêt général. Je vais néanmoins m’appliquer à vous répondre.

Je ne sais pas comment vous qualifieriez votre blog Monsieur Mathon ? Sachez que j’ai à plusieurs reprises vanté son mérite perturbateur et agitateur dans la vie bagnoletaise. Quelles exigences vous appliquez vous quand vous rédigez un « article ». Ce n’est en tout cas pas œuvre journalistique que vous faite. Du militantisme ? J’attends personnellement autre chose d’un militant écologiste, que de chercher à discréditer une association qui sensibilise, de façon inédite, et depuis de nombreuses années les citadins à la qualité de leur environnement, de leur ville et de leur imaginaire. De la Politique ? Oui à coup sûr, pourquoi pas, comme beaucoup d’autres. De la politique politicienne, à l’ancienne, de celle qui tire la couverture vers soit, et qui laisse les autres en proies aux morsures du froid … ceux avec qui on partageait la couverture. De celle qui n’hésite pas à diviser pour mieux régner.

Monsieur Mathon, je n’ai, nous n’avons, jamais « appeler au secours » ; ce n’est pas le genre de la maison. Nous avons invité ceux qui le souhaitaient, les citoyens en premier lieu, ceux qui connaissent la Bergerie, le quartier, à réfléchir ensemble à une belle vie aux Malassis. Nous savions qu’il y aurait du monde au rendez-vous. Nous savions qu’il y aurait une pollution politique, légitime par ailleurs, de notre mobilisation spontanée et amateure. Nous l’avons fait suite à la destruction par les bulldozers des prés jumeaux et de cinq beaux arbres. Nous avons réussis à virer les Bulldozers ; vous n’étiez pas là, votre soutien n’est pas indispensable. C’est suite à cet évènement tragique que nous avons lancé notre dernière pétition.
Je vous rappelle deux choses : les activités de l’association et de la Bergerie ont toujours irradié le quartier, nous ne sommes pas restés dans notre pré carré … Et la porte de la Bergerie a toujours été ouverte à tous, et tous sont venus, la journée, le soir, évènement, réunion ou pas. Vous êtes venu, aux deux premières réunions publiques que nous avons organisées, puis plus rien. Vous êtes venus avec vos propres objectifs. Ne me parlez pas de « soutien », vos premiers mots ont été de dire que c’était trop tard pour se battre ; quel encouragement, pour quelqu’un qui vient nous dire aujourd’hui que nous ne nous sommes pas assez battus. Le soutien nous vient des habitants qui nous encouragent chaque jour, qui sont témoins de nos activités, et, conscient de nos difficultés.

En parlant de moi, vous dites, « il négocie seul, petit bras et en secret, avec les autorités » … Je n’ai pas négocié seul, comme vous le dîtes, d’autres membres de l’association, habitants du quartier, ont participé à des réunions avec la ville. Et de quel secret parlez-vous, Monsieur ? Quel est ce poison que vous venez distiller pour votre seul intérêt. N’est-ce pas vous, plutôt qui écrivez en secret devant votre écran dans une solitude vengeresse ? Sachez que j’ai discuté en toute transparence avec les habitants qui venaient s’enquérir nombreux et quotidiennement du sort de la Bergerie. Quand, nous sommes nous parlés la dernière fois ? Quand êtes-vous venu vous enquérir de l’évolution de la situation ? Pourquoi n’êtes pas vous venu prendre des nouvelles pour écrire votre article ? La sélection opérée par le parisien ou la subjectivité des communiqués de la mairie vous suffisent apparemment, pour rendre votre petite justice. Vous n’êtes ni ami de la Bergerie, ni rigoureux dans vos quelques lignes compulsives. Je prends ici le temps d’être précis.

J’ai dit au Maire, et à d’autres responsables de la ville, les mêmes choses, que je disais aux habitants. Nous ne sommes pas des professionnels de la négociation, ni de la politique ; heureusement. Nous sommes connectés à d’autres principes. La base des discussions était le texte de la pétition « Pour une belle vie aux Malassis ». Relisez-la.

A la dernière réunion à la bergerie où vous étiez présent, comme d’autres, il avait été dit que nous ne quitterions pas notre terrain historique, tant que la ville n’aurait pas répondu favorablement aux trois points exigés dans la pétition. Début Septembre, je demandais aux maire, devant la surdité des services, si la ville était prête à nous déloger, CRS à l’appui, car on ne bougerait pas tant que nous n’aurions pas obtenu satisfaction, pour la Bergerie, son fonctionnement, et pour la sauvegarde d’un grand espace vert public en lieu et place des prés jumeaux, à l’image de feux les grands espaces verts publics en pieds d’immeubles des Malassis. La ville s’est engagée à laisser l’association fabriquer un parc en pied d’immeuble avec les habitants du quartier, aménagement intégralement végétal supplantant le projet pauvre prévu par l’ANRU. Nous avons aussi proposé beaucoup de choses et expliquer en long et en large notre vision du quartier. Nous avons fini par obtenir « gain de cause » pour le terrain des ex prés jumeaux ; nous attendons à ce que la ville s’y engage de façon définitive et officielle ; ça s’est écrit dans le Parisien. Tout cela nous en avons parlé avec les habitants.

Vous ne nous ferez pas passer pour des imposteurs. La Bergerie ne vous appartient pas et nous ne vous devons rien. Ce n’est pas vous qui pouvez dire si « La Bergerie c’est fini … ».
Nous avons fait ce que nous avons pu, en restant en contact permanent avec une large partie de la population du quartier. Vous usurper comme tant d’autres, encore une fois, le terme d’alternatif qui fait maintenant parti du jargon politicien; vous ne connaissez pas la Bergerie, ce qui s’y passe, ça vous échappe, je le sais. Nous sommes une clique de cas sociaux, joyeux et sombres lurons en quête de liberté qui se rassemblent et se réchauffent autour d’un feu. Le berger, comme vous dites, car je ne me dit jamais berger, c’est un mec de banlieue, qui l’aime passionnément, la Banlieue, et ses habitants. Un mec, père, qui trime depuis des années, se mettant en danger financièrement, physiquement et psychologiquement, pour faire vivre un très bon délire, pour faire vivre et pour nourrir ses chères chèvres et ses chères brebis, tous les jours depuis sept ans et demi, dans un contexte qui devient toujours plus difficile. Et en plus, il faut se coltiner la mauvaise foi et l’agressivité, dont vous êtes capable et dont d’autres à qui nous avons aussi à faire sont aussi capables ; d’autres à qui vous ressemblez finalement. Je vous accorde le mérite de le faire de façon un peu plus frontale.

Notre lutte n’est pas terminée. Vous mettre les points sur les i, ça en fait aussi parti, si vous pouvez comprendre. Si ça vous intéresse, renseignez-vous. Mais je ne crois pas que vous le ferez, vous préférerez rester dans vos certitudes à notre sujet, ou dans votre manie de l’instrumentalisation. Quel dommage d’avoir à vous dire des choses désagréables, je suis assez d’accord avec votre idéologie, mais réfractaire à votre tempérament et à votre manque de discernement. Chacun voit midi à sa porte, me direz-vous.  

J’aurai voulu, plus que quiconque, pouvoir sauver La Bergerie. C’est la mort dans l’âme que j’essaie de m’y résoudre. Je n’y suis pas d’ailleurs encore véritablement parvenu, autant parce qu’il reste des points en suspens avec la ville, que parce que je sais la valeur de ce lieu et de ses activités, et encore et surtout parce que tant de gens y sont attachés. Seul l’avenir nous dira ce qu’il adviendra. Ne venez donc pas nous maltraiter à des fins politiciennes et personnelles. Nous avons pris nos responsabilités comme nous le pouvions, j’ai envie de dire, mais aussi au regard de nos valeurs dans une époque trouble où nous voulons continuer à jouer un rôle social, écologique et créatif. Ne venez pas salir notre histoire, avec des insinuations et des fausses vérités. Nous sommes victimes de ce qui se passe, mais nous sommes, et nous veillerons à rester toujours garant aux Malassis, comme depuis le début de l’association, et avec d’autres, d’un esprit de liberté, d’une pensée qui ne méprise pas l’autre et d’un désir de création. Si vous pensez que l’argent que la ville va débloquer pour l’installation et la construction est un appât pour nous, vous prenez vos désirs d’hégémonie intellectuelle et moral pour une réalité et vous n’avez rien compris, rien du tout Monsieur Mathon.

Je vous ai demandé un droit de réponse sur votre blog à travers un commentaire en cours de modération. Nous verrons si vous m’offrirez cette tribune, à travers ce texte, déjà bien long. J’aurais pu préciser d’autres choses. Elles le sont ou le seront de toute façon, nous allons continuer à faire parler de nous, vous verrez. Vous me direz si c’est assez alternatif ou pas pour vous.

Gilles Amar / Bergerie des Malassis
L'article du parisien reproduit sur le blog Bagnolet en vert :

Lu dans Leparisien.fr du 3 janvier 2019 :
« Bagnolet : la bergerie remplacera un vieux parking
Hélène Haus
.
La mairie et l’association Sors de Terre se sont mises d’accord sur le lieu de déménagement de la bergerie des Malassis. Mais le berger Gilles Amar s’inquiète notamment du calendrier du projet.
« Et voilà, c’est ici ! », souffle Gilles Amar en arrivant sur un petit parking bitumé, où quelques tas de détritus s’entassent entre des véhicules plus ou moins bien garés. C’est sur cet espace de quelque 1 000 m2, à l’angle des rues Babeuf et Girardot, que cette figure emblématique du quartier des Malassis à Bagnolet doit déménager sa bergerie.
Après des années de discussions, le fondateur de l’association Sors de terre a réussi à se mettre d’accord avec la municipalité sur le lieu de relocalisation de sa structure jusqu’alors accolée à l’école maternelle Pêche d’Or. « Nous avons besoin de ce terrain pour reconstruire et agrandir l’établissement scolaire actuel afin de répondre aux besoins en équipements des nouveaux habitants du quartier », rappelle le maire (PS) Tony Di Martino (lire encadré). Pour accompagner le berger, le conseil municipal a voté fin décembre une subvention maximale de 360 000 € à l’association Sors de Terre, qui doit lui permettre d’aménager son nouvel espace.
Un bail de 18 ans
Mais ce futur déménagement laisse un goût amer à Gilles Amar, qui aurait aimé rester à l’emplacement où ses bêtes sont arrivées en 2011. « J’étais au cœur du quartier. Les habitants de toutes les cités venaient me voir », souligne le berger, qui regrette la bétonisation croissante des Malassis depuis l’opération nationale de rénovation urbaine. Il a d’ailleurs bataillé ces derniers mois pour obtenir la préservation de la prairie dans laquelle broutent ces 32 bêtes. Un espace qui devait être en partie supprimé pour créer un cheminement piéton. « C’était LA condition pour que j’accepte de partir. Mais pour l’instant, je n’ai qu’un accord oral, alors je reste vigilant », souligne-t-il.
La mairie, elle, estime justement que ce déménagement va permettre au berger de régulariser sa situation. « Nous allons signer un bail de 18 ans avec son association. Il n’en a jamais eu jusqu’ici », rappelle l’édile.
Un contrat qui risque pourtant de faire l’objet de nouvelles frictions. « Les papiers mettent en avant un bail à construction alors qu’à l’oral, on m’a toujours parlé d’un bail emphytéotique, qui me laisserait plus de liberté dans la construction de mes équipements », pointe Gilles Amar, qui s’inquiète aussi du calendrier du déménagement. Si la mairie souhaite débuter les travaux de l’école cette année, le berger lui assure qu’il ne quittera pas les lieux tant que son nouveau terrain ne sera pas aménagé. « Où iraient mes bêtes ? », interroge-t-il. ».
Bon, à suivre …
Pierre Mathon
Photo : Bagnolet, ce jeudi 3 janvier. C’est sur ce parking que doit déménager la bergerie de Gilles Amar. LP/H.H

Publié par pierremathon
2 réflexions au sujet de « La bergerie des Malassis, c’est fini : c’est dans Le Parisien … »
1.      Descripción: https://0.gravatar.com/avatar/606bcc2918f2337332a8a1ff1f6b71e3?s=50&d=identicon&r=GAmar gilles dit :
Bonjour Pierre,
Quel étonnement à la lecture de ton article. Tu fais peu de cas de la vérité, et des faits. Je ne savais pas que tu avais la Bergerie dans ton colimateur. Je te rappelle seulement que les plus touchés par la disparition annoncée de la Bergerie sont les membres de l’association et moi le premier. C’est pas terrible de remuer le couteau dans la plaie.
Si tu as un peu d’honnêteté intellectuelle, toi qui te pose en donneur de leçons, tu m’accorderas un droit de réponse sur ton blog.
Gilles Amar
Bergerie des Malassis
J'aime
a.       Descripción: https://2.gravatar.com/avatar/2ad5cf71f39558578f960eb415d98612?s=50&d=identicon&r=Gpierremathon dit :
Bonjour,
Merci de ton intervention, mais je ne vois là nul argument qui pourrait modifier mon triste constat.
PIierre Mathon
J'aime
i.            Descripción: https://2.gravatar.com/avatar/874ac4e645f5a4d7003c2d85164afd94?s=50&d=identicon&r=GAmar gilles dit :
Votre commentaire est en attente de modération
J’ai demandé un droit de réponse sur ton blog. Visiblement je ne l’aurai pas.
Ma réponse se trouvera donc sur la page facebook « LA bergerie des Malassis » de l’association et sur notre blog 
http://www.sorsdeterre.blogspot.com
On se passera de ton « soutien » pour la suite
Gilles Amar / Bergerie des Malassis

lundi 24 septembre 2018

Vive l'impro !


J'vais vous la faire
Comme ca 
En impro
J'ai téléchargé des photos dans le désordre
Il faut un texte qui pète
Pour faire swinguer les images
De Sylvie
Un texte qui déchire
Pour les potos 
De la Bergerie



La Bergerie ca pue la campagne
Et ca sent bon le 93
On est pas là
Pour faire 
Et dire
Ce qu'on voudrait nous faire
Faire et dire
On est du 93
Tout le monde est du 93
Seine Saint Denis Terre d'Asile
Paris veut te grignoter
Te maquiller
On voudrait que tu sois sympa
Mais il y a longtemps
Que tu as de la valeur




Bagnolet village de Banlieue
Qui fait la bise à Paris
Banlieue chérie
Banlieue haïe
Eh ! c'est chez nous !
L'adrénaline coule dans nos veines
On aime les trucs de ouf
Entourés de gentils fous
Y avait la place pour les bêtes
Et on l'a prise


Sans la complicité
Des anciens, des jeunes,
Des darons des daronnes
Des minots
C'était foutu
Mais tout le monde a assuré
Alors Ça l'a fait
On bosse et on nous respecte
Si y a embrouille
Y a le bouc
Et c'est tout


Loin loin de l'agriculture urbaine
Des bergers urbains
Qui se branlent avec leurs moutons
Qui font l'trottoir
J'ai une bonne couche de merde
Sous la semelle tous les jours
Des mains sales
Et une odeur agricole
Qui me colle autant à la peau
Que l'odeur de la rue
Loin des clichés
Loin des cases
On fait plus de place pour les gens
En laissant la place aux bêtes
On essaie de montrer
Que notre 93 a de la valeur
Avant les projets de rénovation
Avant le séduisant lissage
De nos villes cabossées
Qui nous fait sentir encore une fois étrangers
Alors que nous sommes chez nous




L'matin quand j'pars à la Bergerie
J'ai du rap à fond
Dans mon camion déglingué
Ça m'empêche pas d'aimer les fleurs
D'dire bonjour 
De sourire
J'continue à enrouler des cartons
J'continue à dire non
A ceux qui veulent une ville 
Sans oasis dans l'béton
Les chèvres sont là
Pour le rêve et la conquête éternelle de liberté
Là où elle ne se cache pas
Là où elle n'est pas payante
Là oú elle n'est pas confortable
La liberté dans la rue
Dehors en bas de chez nous
Pour tous
Pas que pour ceux qui sont comme il faut
Oú pour les bobos rebelles
Qui auto célèbrent leur culture
Qui se construit sur des ruines
Et qui feignent d'ignorer qu'ils prennent la place
De ceux que l'on veut cacher





Alors quel destin ?
Pour la Bergerie
Pour nous banlieusards
Ignorés stéréotypés objets de condescendance
Pour tous ceux qui restent en dehors
Du spectacle généralisé
Version capitaliste assumé ou version bohême
Parce qu'ils ont des trop grandes gueules
Parce que tout est fait pour qu'on se sente moins ceci moins celà
Que les modèles qu'on nous brandit
Et pour que l'on reste entre nous
Notre culture est underground
Pas par mode
Mais par réalité et nécessité.

La bergerie est une banlieuserie
Son destin est donc solidaire
Du quartier
De ses habitants
Et de ses enfants
Qui me demandent parfois
"Gilles, c'est vrai qu'ils vont détruire la Bergerie ?"
Mon coeur se serre alors
Et je leur répond :
Non, ne vous inquiétez pas
Ils ne vont rien détruire, on se défend
Il ne vont rien détruire
Ni vos rêves
Ni nos racines ramifiées
 Qui irriguent le béton
















dimanche 24 juin 2018

Quand il faut se battre pour les belles choses, Bagnolet 2018, Bergerie des Malassis quel destin !






La Bergerie des Malassis a une histoire et un avenir commun avec la population : en tant que lieu associatif fréquenté par de nombreux habitants du quartier et au-delà, en tant que ferme en ville élargissant le champ des possibles, en tant que lieu d’éveil et de pédagogie pour les enfants, et, en tant qu’association intervenant sur le paysage de certains espaces verts des Malassis,  .
Nous demandons votre soutien pour défendre l’identité paysagère du quartier, dont la Bergerie fait partie, et pour porter l’idée auprès des institutions que d’autres façons de décider et de faire sont possibles. La violence et l’absurdité des travaux, quand ils ne sont pas annoncés quand ils vont contre les souhaits des habitants et quand, de surcroît, ils nuisent lourdement au travail de l’association auprès des habitants et pour le bien-être des animaux, ne peuvent pas nous laisser sans réactions.
Les Malassis ont une histoire riche, humaine, artistique, sociale, militante ; cette histoire et ses symboles ne peuvent pas être niés par une urbanisation insensible qui standardise tous les lieux, et rend impossible toute mémoire et toute transmission. Nos quartiers de banlieue, et leurs habitants, ont une histoire, une culture en commun, comme tous les autres territoires. Comme les autres, nous avons le droit de voir préservé, valorisé, patrimonialisé, nos paysages quotidiens et nos spécificités. La Bergerie des Malassis, ses activités, la qualité des relations qui s`y nouent entre habitants, est une des particularités du quartier. Elle est aussi un lieu d’expression pour tous.
L’association assume ses responsabilités, en tant que porte-voix des opinions des habitants et tant que porteuse d’initiatives positives. Nous considérons que c’est aussi notre rôle, au-delà des activités que nous proposons et de l’accueil des habitants dans les lieux que nous avons créés et défendus du fait de rapports toujours crispés avec les municipalités successives. Dix ans bientôt que l’association existe et aucune convention d’occupation de terrain signée avec la ville. Si nous existons encore c’est grâce à notre travail quotidien et grâce à vous. Nous devons faire comprendre à nos représentants élus, que certaines pratiques sont dépassées et qu’une vigilance citoyenne existe et agit.
Nous ne voulons plus de destruction d’arbres arbitraire, nous voulons être tenus informés des travaux par affichage légale, nous ne voulons pas que les enfants soient obligés de jouer sur les trottoirs, autrement dit, nous pensons que la résidentialisation à outrance et ses grilles qui nous privent des espaces verts de pied d’immeuble, est une erreur et un non-sens dans un contexte de densification. Nous nous opposons, mais nous proposons :

-          La remise en état du terrain des prés jumeaux entre la rue Babeuf et Saint-Simon (effacer les cicatrices laissées par les bulldozers que nous avons stoppés) par la ville ; le gel du projet de cheminement piéton en dur qui nous a couté encore plusieurs grands arbres; l’élaboration d’un projet d’aménagement paysager entre l’association et les habitants, des deux copropriétés attenantes au terrain en premier lieu. Un projet qui laissera la place aux activités agro-paysagères et pédagogiques de l’association en direction des habitants et qui laissera la possibilité de choisir aux habitants comment ils voudraient voir revaloriser leur pieds d’immeuble.

-          La valorisation agro-écologique, culturelle et sociale, et l’ouverture, au moins á des créneaux horaires à définir, des pieds d’immeubles résidentialisés.

-          Enfin,  nous réclamons et demandons votre soutien, pour que La Bergerie des Malassis puisse continuer à exister dans des conditions favorables. La Bergerie est la nôtre, est la vôtre. Elle est ce lieu qui restera dans les souvenirs de tant d’enfants, et d’adultes, qui aura fait bouger des lignes, et qui montre qu’il y a toujours des espaces des désirs commun malgré les différences. Pour continuer à exister nous avons besoin de consensus de la part des habitants.  Soutenez nous !!!

Signez la pétition en ligne en suivant ce lien :
 https://www.change.org/p/maire-de-bagnolet-d%C3%A9fendons-la-bergerie-des-malassis
et à la Bergerie pour les habitants de Bagnolet

Merci

dimanche 16 avril 2017

Trop Chèvre


 Les chèvres ça bouffe sur les chantiers

ça bouffe  à travers les grilles








 Ca s'pavanne aux pieds des immeubles


 Ca s'balade avec les gosses
 Ca bouffe les arbres arrachés par les bulldozers
 On finit par les aimer, les chèvres
 Et pis un jour ... plus rien
 Enfin si ... des logements
 Ah ... c'était bien les chèvres