lundi 9 septembre 2019

Les petits mots de la Bergerie des Malassis (Ça câline ça fait mal)





Hier j’ai enfin pu tondre le terrain des prés jumeaux. Voilà deux semaines que je suis rentré de vacances, deux semaines, que j’ai envie de redessiner les massifs de Chardon, d’Ortie, d’Achillée … C’est un sacré terrain que celui des prés jumeaux. Huit ans qu’il est pâturé par nos brebis, nos chèvres. Je ne pouvais pas tondre les allées, les chemins, parce que ma tondeuse est cassée. C’est la deuxième que j’éclate depuis qu’un bulldozer est venu déchiqueter les cinq beaux arbres qui donnaient des allures magiques de bocage à cet espace de pied d’immeuble. Ils ont arraché aussi la clôture d’un de nos deux prés, et fait dégueuler à la terre des gravats, des grosses pierres, qui ne laissent aucune chance à mes petites tondeuses.
Heureusement, que des voisins m’ont appelé, et qu’avec les chèvres, les potes et des habitants du quartier, nous avons pu faire front, et faire déguerpir le bulldozer ; autrement l’autre pré et les tilleuls, les prunus et le sureau auraient disparus sous les coups de la grosse pelle. Les bulldozers, c’est flippant. On dirait les robots qui débarquent par dizaines dans les films de science-fiction. Ça donne envie de les dégommer, mais on n’a pas de pistolets laser …
Enfin … Hier j’ai pu  emmener les chèvres dans le pré, tondre avec un pote, et faire un peu de désherbage dans le mini verger-potager fleuri, que nous avons planté, là, où des amas de terre et de gravats ont été laissés l’a pendant des mois et des mois à en devenir des hôtels à rats. Il y avait pleins d’enfants, des parents aussi. C’était bien.

Il y a tant de choses à dire, à écrire, et nous avons si peu de temps … Les petits mots de la Bergerie diront un peu, souvent, c’est déjà beaucoup.

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